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La mutuelle des « extrémistes » (sic) agace…



Matthieu Rouveyre, élu socialiste à Bordeaux, est en colère. Très, très en colère. « Une mutuelle santé brevetée par les extrémistes catholiques », titre-t-il sur son blogue avant de taper à bras raccourcis sur Fidelis Santé, « cette mutuelle qui est une insulte au droit des femmes et aux principes fondamentaux de la République » et qui, tenez-vous bien, « n’est qu’une extension des produits de la galaxie intégriste qui a connu un spectaculaire développement depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy » .

Personne, pourtant, n’oblige le conseiller municipal socialiste et ancien président de la « Lesbian and Gay Pride » Bordeaux à souscrire à Fidelis Santé mais l’initiative de Samuel Potier, fondateur de la mutuelle en question, le met dans tous ses états.


 



« Avec l’école extrémiste, l’assurance vie extrémiste, l’église extrémiste, la mutuelle extrémiste vient compléter la panoplie du parfait intégriste catholique »

, écrit encore le pourfendeur de tous les affreux monstres en « isme ». L’homme de toutes les libertés et de tous les progrès, en somme. 

L’Homme Nouveau

 a publié dans son numéro 1509 du 14 janvier 2012 un article sur Fidelis Santé et Samuel Potier, l’ « extrémiste » qui pourtant ne brûle les locaux de personne…

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J’ai voulu avorter – Enquête au Planning familial

Dans une enquête exceptionnelle que l’on pourra lire dans ce nouveau numéro hors-série de L’Homme Nouveau, on découvrira le discours tenu par le Planning familial sur le terrain et les préconisations données aux jeunes femmes enceintes dans des situations difficiles ou de détresse. Cette enquête confirme malheureusement le discours mortifère d’une culture fermée à la vie. C’est pourquoi des pages de réflexions sur la défense de la vie humaine, la question de l’eugénisme ou la vision de l’Église sur le sujet complètent ce hors-série.

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Enquête : La vérité sur une excommunication

Fin février, la presse brésilienne annonçait une nouvelle bouleversante : une fillette de la ville d’Alagoinha, dans le diocèse de Pesqueira (État de Pernambouc), âgée de 9 ans, était enceinte de quatre mois et portait deux jumeaux de sexe masculin. Nouvelle sensationnelle mais non exceptionnelle : deux ans plus tôt, dans la forêt amazonienne, une enfant du même âge avait donné naissance à une petite fille, par césarienne, et chaque année des dizaines de milliers de fillettes (1), entre 10 et 14 ans, accouchent.

Ce qui était vraiment sensationnel, pour ces médias, c’est que cette enfant était enceinte du compagnon de sa mère, séparée de son époux, compagnon qui la violait régulièrement depuis l’âge de 6 ans en même temps qu’il abusait aussi de sa sœur aînée handicapée. Les abus sexuels sur des jeunes mineures (2) et le nombre considérable de naissances hors mariage qui s’ensuivent avaient amené Benoît XVI, lors de son voyage apostolique au Brésil en mai 2007, à dénoncer vigoureusement ces mauvais fruits de la tolérance sexuelle brésilienne.

Ce sordide et tragique fait de société survient dans un contexte de conflit entre l’État brésilien et l’Église catholique. Le gouvernement socialiste du président Lulla da Silva veut étendre le champ d’application de l’avortement légal, encore limité aux cas de viol ou de malformation du fœtus. Des limites qui n’empêchent pas un million d’avortements par an : une grossesse sur trois se termine par un avortement, ce qui explique que le taux de fécondité ait chuté de 63 % en 48 ans (3). Cette extension de l’avortement légal n’est guère populaire chez les Brésiliens puisque 68 % y sont opposés. De son côté, et au nom de l’Évangile de la vie, la meilleure part de l’Église catholique, malgré son déclin (4), se bat de toutes ses forces pour la défense de la vie, mais une partie de l’épiscopat, encore très nettement ancrée…

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Déclaration de l’archidiocèse d’Olinda et Recife

Le texte que nous publions ci-dessous est la traduction intégrale  (depuis la version en langue anglaise postée hier sur le blogue Rorate Cæli) de la mise au point par l’archidiocèse d’Olinda et Recife sur « l’affaire » de « l’excommunication brésilienne » qui a défrayé la chronique ces derniers jours. Il s’agit d’une affaire à la fois sordide et tragique : les viols répétés d’une fillette de 9 ans par le “compagnon” de sa mère, qui ont abouti à ce qu’elle soit enceinte de jumeaux lesquels ont été avortés brutalement alors qu’ils étaient au quatrième mois de gestation. Les commentaires précipités et téméraires d’un archevêque, d’évêques (notamment français), de prêtres, de médias et de simples particuliers sur cette abomination et contre l’archevêque d’Olinda et Recife montrent à eux seuls l’importance de ce texte.

Déclaration
de l’archidiocèse d’Olinda et Recife

[16 mars 2009]

Relativement à l’article intitulé « Dalla parte delle bambina brasiliana » [1] et publié dans L’Osservatore Romano du 15 mars [2009], les soussignés déclarent :

1. Les faits [les viols répétés de la petite fille] ne se sont pas déroulés à Recife, comme l’écrit l’article, mais dans la ville d’Alagoinha (diocèse de Pesqueira).

2. Tous – à commencer par le curé de la paroisse de Alagoinha (soussignataire) –, nous avons traité la fillette enceinte et sa famille en toute charité et avec la dernière tendresse. Le curé de la paroisse, usant de sa sollicitude pastorale, dès qu’il fut au courant des événements survenus sur son territoire paroissial, se rendit immédiatement au domicile de la famille, où il rencontra la petite fille et lui assura soutien et présence, face à la situation grave et difficile dans laquelle la petite fille se trouvait. Et cette attitude se poursuivit chaque jour d’Alagoinha…

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Roe vs Wade : Questions et réponses des évêques US

Comme nous l’avons annoncé dans notre dossier « L’Affaire Jane Roe : de la manipulation à la conversion » (L’Homme Nouveau, n° 1432 daté du 8 novembre), nous publions ci-dessous la traduction intégrale du document publié en 2005 par le secrétariat du département des Activités pro-vie de la Conférence des évêques américains (United States Conference of Catholic Bishops). Un document “d’étape” sur cette Affaire Jane Roe dont les Éditions de L’Homme Nouveau viennent de publier le poignant récit par sa protagoniste la plus célèbre : Norma McCorvey alias Jane Roe…

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Roe contre Wade
Questions fréquentes et réponses de l’épiscopat américain

1. Qu’est-ce que « Roe contre Wade » ?

C’est l’arrêt de la Cour suprême de 1973 rendant légal l’avortement sur l’ensemble du territoire américain. Une femme qui prétendait être enceinte à la suite d’un viol et souhaitait être avortée (« Jane Roe » dans les textes de la Cour) intenta une action judiciaire contre un procureur de l’État du Texas (Henry Wade) pour lui interdire de faire appliquer une loi de l’État du Texas prohibant l’avortement sauf dans le cas où la vie de la mère serait mise en danger. Le 22 janvier 1973, la Cour trancha sur cette affaire et sur une autre similaire (Doe contre Bolton) dans laquelle une femme à qui la commission d’évaluation d’un hôpital avait refusé un avortement (« Mary Doe » dans les textes de la Cour) contestait la loi de l’État de Géorgie. La Cour abolit la législation de ces deux États, ce qui eut pour effet d’abolir aussi les lois équivalentes de tous les autres États. Jane Roe (dont le vrai nom est Norma McCorvey) reconnut plus tard avoir menti quant au viol. Horrifiées par les conséquences de cette décision, Norma McCorvey et Mary Doe (dont le vrai nom est Sandra Cano) font…

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