Dans un nouvel ouvrage, rassemblant deux entretiens consistants réalisés pour le public américain, Jean-Claude Michéa revient sur sa critique du libéralisme, sa défense des classes populaires et de la décence ordinaire. Passionnant et décevant tout à la fois.
La lecture d’un ouvrage de Jean-Claude Michéa apporte toujours son lot de (bonnes) surprises et de déceptions. Son dernier livre, Conversations américaines, n’échappe pas à la règle. Il propose, dans une traduction française adaptée, deux entretiens menés par Michael C. Behrent, un universitaire américain, traducteur des œuvres de Michéa aux États-Unis et qui a voulu rendre plus compréhensible pour ses concitoyens la pensée toute en finesse du philosophe français. Le résultat, assez étonnant, constitue sur le mode de l’échange une sorte d’introduction à la pensée de Michéa qui pourra être utile, en retour, aux lecteurs français soucieux de la découvrir.
Disciple d’Orwell

George Orwell (1903-1950) dont Jean-Claude Michéa se veut le disciple.
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Des points de convergences
Il y a avec Michéa des points de convergence étonnants. Notamment lorsqu’il insiste sur l’unité du libéralisme qu’il soit culturel et moral ou économique. C’est bien la même logique qui est à l’œuvre. Elle revient « à considérer l’être humain comme un “individu indépendant par nature” (à…







