Au théâtre : Pyrénées ou le voyage de l’été 1843

Publié le 29 Août 2016
Au théâtre : Pyrénées ou le voyage de l'été 1843 L'Homme Nouveau

Le voyage a été souvent une source d’inspiration chez les écrivains et chez Victor Hugo en particulier – qui n’était pas spécialement un grand voyageur – il constitue une très belle source d’inspiration nourrissant son génie visuel de l’observation. Le voyage de l’été 1843 en compagnie de Juliette Drouet l’emmène de Paris à Pasages en passant par Bayonne. Comme pour le voyage du Rhin, l’année précédente, il va rédiger « le journal d’une pensée plus encore que d’un voyage » à travers des albums et des carnets adressés fictivement à un ami et une correspondance avec son épouse et ses quatre enfants en utilisant la poste restante.

C’est la première fois que le théâtre adapte ces récits qui nous découvrent une facette très vivante, familière et profonde du génie pictural et de la vie intérieure au quotidien de Victor Hugo. L’évènement tragique qui marquera la fin du voyage, l’annonce de la noyade de sa fille Léopoldine, marquera un tournant décisif de sa vie et de son œuvre. Voyager, c’est activer les jeux de l’observation, de l’imagination et de la mémoire, c’est varier les humeurs au gré des découvertes, c’est avant tout rêver en transformant son paysage intérieur. Victor Hugo qui est peintre dans l’âme y excelle. On ne peut que remercier Sylvie Blotnikas et Julien Rochefort d’avoir adapté, mis en scène et interprété ce récit où la vie déborde à la mesure de la vitalité d’Hugo. Ils contribuent à cette tâche si nécessaire aujourd’hui de transmission de la richesse de notre patrimoine littéraire. Le voyage de l’été 1843 est une perle à découvrir.

Le Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris VIe. Jusqu’au 8 octobre à 19 h du mardi au samedi. Tél. : 01 45 44 57 34.

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