Association des Amis de saint Joseph : sauver la chapelle Saint-Joseph-des-Genêts

Publié le 27 Août 2024
association des Amis de Saint Joseph

Saint Joseph domine la ville du haut de son clocher. © Association des Amis de saint Joseph

Fondée en 2022, l’« Association des Amis de saint Joseph » a pour objet de participer à la restauration de la chapelle Saint-Joseph-des-Genêts (Château-Gontier, Mayenne). Elle cherche à redonner à ce lieu son éclat d’antan, en se consacrant aussi à la promotion de la dévotion à saint Joseph dans le Haut-Anjou. Entretien avec Benoît Guillier, propriétaire de la chapelle et membre de l’association.

 

| Pouvez-vous nous raconter brièvement l’histoire de l’association des Amis de Saint Joseph et ce qui a motivé le projet de rénovation de la chapelle ?

J’étais souvent en pèlerinage à Cotignac. Lorsque la chapelle m’a été restituée, en 2001, des « amis pèlerins » m’ont suggéré « d’essaimer » en Mayenne et de transformer cet endroit en lieu de pèlerinage, tout comme à Cotignac. Chaque année, depuis 2003, a lieu un pèlerinage des pères de famille.

Depuis de nombreuses années, mes amis du coin m’encouragent à mettre en place une association. En effet, je me sentais épuisé d’entretenir tout seul la chapelle. De plus, la chapelle donne des signes de fatigue. Les vitraux ont été esquintés en 1944 par les bombes destinées au viaduc. Les vitraux et la toiture d’origine, âgée de 140 ans, doivent êtrerestaurés. Créer une association était devenu nécessaire. Son but premier est de restaurer la dévotion dans le pays de Château-Gontier. Nous mettons tout en œuvre pour faire vivre cette chapelle et rassembler des fonds pour la soutenir financièrement, tout en essayant de lui redonner son éclat d’antan.

| Racontez-nous l’histoire de la chapelle de Saint Joseph des Genêts ?

La construction de la chapelle remonte à 1886. Cela se passe en 1870 , la guerre avec la Prusse se termine. Un soldat de Château-Gontier est revenu de la guerre dans un état lamentable. Il assure que s’il guérit il construira un petit oratoire en l’honneur de saint Joseph. Après sa guérison, il s’exécute et le construit sur un terrain appartenant à la congrégation des frères des écoles chrétiennes de Château-Gontier. C’est vraiment petit, on n’y tient qu’à 5 personnes. Rapidement de manière inexpliquée, un nombre croissant de pèlerins se rend en pèlerinage à l’oratoire de saint Joseph. À tel point que le lieu ne suffit plus à accueillir les pèlerins. C’est à ce moment-là que deux demoiselles généreuses et fortunées de la ville, proposent de construire à côté une chapelle plus grande.

| Comment la dévotion…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Solène Grange

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéBioéthique

Transgenrisme (1/4) : Une révolution en marche

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | L’idée de changer de sexe ne date pas d’hier, mais sa mise en application sociale, politique, voire anthropologique est une réalité désormais à la portée de tous. À l’école ou en compétition sportive, dans les lois et les cliniques, le mouvement a pris une ampleur inédite, au niveau mondial. Et quoiqu’on perçoive la montée d’une saine opposition, le combat reste prégnant.

+

transgenrisme
À la uneCultureArt et PatrimoineChrétiens dans le monde

Exposition : hommage à Takashi et Midori Nagai

Initiatives chrétiennes (n° 1855) | Dans le sillage des commémorations du bombardement atomique de Nagasaki, une exposition consacrée au docteur Takashi Nagai est présentée jusqu'en juin à Saint-Denis-du-Maine, à la Cité de l'Immaculée. Des liens spirituels rattachent la région à la figure édifiante du scientifique japonais, victime de la bombe avec son épouse Midori. Entretien avec Jacques Charles-Gaffiot, commissaire de l’exposition

+

Takashi et Midori Nagai
ChroniquesSociété

La « Nouvelle France » : concept ou création ?

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les récentes élections municipales ont laissé penser qu'émergerait une « Nouvelle France » portée par le parti de Jean-Luc Mélenchon. Que révèle cette notion et surtout quelle logique démontre-t-elle ? En utilisant des termes flous, ne cherche-t-on pas à rassembler autour d'un réel « fabriqué » ?

+

nouvelle france