DVD : L’anneau de crin ou l’insurrection de Varsovie

Publié le 20 Déc 2017
DVD : L'anneau de crin ou l'insurrection de Varsovie L'Homme Nouveau

Un film du cinéaste polonais Andrzej Wajda n’est jamais à dédaigner. L’Anneau de crin (1993) n’est certes pas l’un de ses opus les plus connus et son nom ne dira certainement rien à une grande partie de nos lecteurs. Pourtant, il mérite d’être vu. En raison de l’histoire qu’il raconte d’abord, mais aussi des transpositions que l’on peut éventuellement en faire.

Le film débute de manière intense par la destruction par les Allemands de l’Armée polonaise de l’intérieur qui s’était soulevée, en 1944, à Varsovie en vue de libérer le pays. L’apprenant, les troupes soviétiques, aux portes de la capitale polonaise, s’étaient arrêtées par ordre de Staline pour laisser les Allemands faire le « sale boulot » afin de prendre pied plus facilement en Pologne.

Une jeune fille de Varsovie pt

On trouvera une belle évocation de cette page mal connue en France dans le livre de Bogina Bond et d’Alexandra Viatteau, Une jeune fille de Varsovie.

L’Anneau de crin se situe exactement à ce moment dramatique quand il s’agit pour Marcin (Rafal Królikowski), un officier rescapé des Allemands, de savoir s’il doit collaborer ou non avec les communistes qui ont mis la main sur la Pologne. Wajda aurait déclaré à ce sujet : « Ce film (…) montre que le seul choix dicté par l’honneur était de mourir, les armes à la main, comme dans Cendres et diamant (un autre de ses films). Tout compromis menait à une défaite personnelle. Malheureusement, la majorité des hommes a bien subi cette défaite au contact de la réalité communiste. »

L%27anneau de crin

Adapté du roman Pier?cionek z ko?skiego w?osia de Aleksander Scibor-Rylski, L’Anneau de crin (une bague portant l’aigle couronné polonais) vibre du vrai patriotisme confronté à la barbarie communiste. Plus qu’une autre, une scène illustre ce fait : la déportation en Sibérie des officiers et des soldats de l’Armée polonaise de l’intérieur chantant une hymne à la Vierge Marie.

Éditions Montparnasse, 1 h 42, 15 € env.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef
À la uneCultureArt et Patrimoine

Une petite-fille de Velázquez ?

Analyse d’œuvre | L'exposition en cours au musée Jacquemart-André propose au public des chefs-d’œuvre de la peinture baroque espagnole, parmi lesquels un portrait d'enfant dans un style qui tranche avec les ceux qui rendirent si célèbre Velázquez, le maître du Siglo de Oro, auprès des cours européennes.

+

Velázquez
À la uneCultureHistoire

Saint Louis (4/8) : Blanche & Marguerite, deux reines au chevet du royaume

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Dans l'ombre et la lumière du règne de saint Louis, deux figures féminines s'imposent : Blanche de Castille, mère dévouée et reine de fer, et Marguerite de Provence, reine pieuse et épouse fidèle. À travers leurs influences respectives, se lit l'équilibre singulier d'une royauté en acte, structurée par la foi chrétienne.

+

saint louis blanche de castille marguerite de Provence