L’exposition l Gallen Kallela, mythes et nature

Publié le 03 Juin 2022
L'exposition l Gallen Kallela

La nouvelle exposition du musée Jacquemart-André est consacrée à l’œuvre d’un artiste finlandais, méconnu en France, Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). Au départ, son style est plutôt naturaliste comme le montrent les peintures de la première salle, avec son Autoportrait au chevalet (1885) de belle facture et ou le charmant portrait d’une Jeune fille à l’église (1889). Très vite, il se passionne pour la mythologie finnoise autour de l’épopée du Kalevala et cela jusqu’à la fin de sa vie.

La nature silencieuse semble aussi être un de ses grands centres d’intérêt. C’est d’ailleurs autour de ce thème qu’il séduit vraiment le visiteur. Ses toiles présentant des lacs brillants gelés ou en dégel (Lac Keitele, 1905), des forêts enneigées peintes avec brio (Forêt en hiver, 1900, La Tanière du Lynx, 1906), sous des cieux lumineux, montrent les superbes paysages sauvages et captivants de la Finlande.

Ses illustrations marquées par le symbolisme, autour de la mythologie et d’un ésotérisme théosophique à la mode en son époque, sont moins convaincantes. Elles permettent cependant de connaître certaines traditions de son pays.

En 1881, il étudie à Helsinki dans l’« Association finlandaise des beaux-arts » puis se rend à Paris où il entre à l’Académie Julian et fréquente l’atelier de Cormon. Il voyage à Londres, à Berlin, plus tard, en Afrique et jusqu’en Amérique. Chacun de ses voyages lui apporte de nouvelles influences et font évoluer son art. Il a travaillé la gravure, la sculpture, la fresque, le tissage et le vitrail…

Musée Jacquemart-André, 158 boulevard Haussmann 75008 Paris.  Tél. : 01 45 62 11 59. Ouvert tous les jours de 10 h à 18h.En période d’exposition, nocturnes les lundis jusqu’à 20 h 30. Jusqu’au 25 juillet 2022.

Photo : Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Lac Keitele, 1905, Huile sur toile , 53 x 66 cm. Inv. NG6574, The National Gallery, Londres, © Copyright The National Gallery, London, 2021.

Celine Vicq

Celine Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (8/8) : Antidote au désordre moderne

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Louis IX fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, seulement 27 ans après sa mort. Sa réputation de sainteté, déjà, le précédait, chez les puissants comme chez les petits. Saint Louis fut grand, d’abord, parce qu’il incarnait un ordre. Louis IX fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, seulement 27 ans après sa mort. Sa réputation de sainteté, déjà, le précédait, chez les puissants comme chez les petits. Saint Louis fut grand, d’abord, parce qu’il incarnait un ordre.

+

saint louis
CultureHistoire

Saint Louis (7/8) : Un héritage à part entière

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | C’est très symboliquement que le saint roi a marqué la dynastie capétienne. Sa mort constitue en effet un point de départ pour ses descendants qui confèrent à l’appartenance à son lignage et à son sang un caractère exceptionnel. Ils aspirent à construire une beata stirps, une lignée bienheureuse, dont le prestige rejaillit sur ses descendants. La perpétuation de la mémoire de saint Louis transparaît aussi dans les arts et l’architecture.

+

saint louis héritage
CultureHistoire

Saint Louis (6/8) : À la chapelle royale de l’École militaire

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Méconnue du grand public, en raison de sa moindre accessibilité, la chapelle Saint-Louis de l’École militaire est pourtant un témoignage exceptionnel de l’art sacré sous Louis XV et de la place qu’occupait la figure de saint Louis dans l’imaginaire religieux et politique du royaume.

+

chapelle royale École Militaire Saint louis
CultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef