Depuis le 28 décembre 2025, le mouvement contestataire iranien ne fait que s’étendre et s’amplifier dans tout le pays, avec le soutien de Reza Pahlavi, fils du shah. De son côté, Washington se dit prêt à intervenir.
Le 28 décembre 2025, un mouvement contestataire naissait dans les rues des villes d’Iran. Tout a commencé en raison des conditions de vie très dures pour la population, dans un contexte économique de plus en plus difficile. Cependant, aspect nouveau, s’associant à la colère des Iraniens, la caste influente des commerçants du bazar enclenchait une grève pour dénoncer les fluctuations de la monnaie nationale par rapport au dollar. L’Iran a déjà connu de ces montées de colère s’expliquant par la tyrannie et la rigueur religieuse d’un pouvoir qui déplaît à un grand nombre. Il y a eu le mouvement vert, en 2009, à la suite d’une fraude électorale. D’autres en 2017 et en 2019, déjà motivées par un coût de la vie exorbitant. Mais, par leur ampleur et le nombre de villes touchées, la dernière poussée de mécontentement ressemble plus aux grandes manifestations de 2022 en faveur de la défense des femmes. C’était à la suite de la mort d’une jeune Iranienne de 22 ans en détention, Mahsa Amini, parce qu’elle ne portait pas son foulard conformément aux règles en vigueur. Cependant, on constate des aspects nouveaux. D’une part, Reza Pahlavi, le fils du shah détrôné en 1979, a ouvertement déclaré son soutien aux manifestants, les appelant même à se diriger vers le centre des villes « munis de drapeaux, d’images et de symboles nationaux pour occuper l’espace public ». Mieux, on a vu de nombreuses photos du prétendant au trône portées par la foule. Or l’opinion iranienne ne s’était jusque-là pas montrée favorable à un retour de la monarchie. D’autre part, la répression est particulièrement violente. Des témoignages confirment qu’au moins 2000 personnes ont été tuées, pour la plupart des manifestants et quelques éléments des forces de l’ordre. Les tirs directs contre la foule ne sont plus à démontrer et les blessés affluent dans des hôpitaux débordés. Enfin, les États-Unis, qui s’étaient toujours montrés réservés à l’égard des mouvements de foule de la population iranienne, ont durci le ton. Donald Trump a déclaré, s’adressant aux autorités de Téhéran : « Vous feriez mieux de ne pas commencer à tirer sinon nous aussi nous commencerons à tirer. » Selon le Wall Street Journal plusieurs scénarios militaires…







