On attend tout simplement des évêques qu’ils réorganisent au plus vite la reprise du culte

Publié le 29 Avr 2020
On attend tout simplement des évêques qu’ils réorganisent au plus vite la reprise du culte L'Homme Nouveau

Dans le monde entier, avec des degrés et des variantes, et aussi quelques belles exceptions, lors de la crise sanitaire présente, les épiscopats nationaux, se sont soumis aux directives étatiques concernant l’exercice du culte, sans en défendre la liberté (liberté qui aurait été assortie, au nom du bien commun, de règles semblables à celles auxquelles sont soumises les activités autorisées).

En France, le dernier épisode est le suivant : le 28 avril, à 15h, le chef du gouvernement annonce les mesures de « déconfinement » : commerces, activités économiques, écoles, vont revivre avec des précautions et restrictions, mais à l’exception des cérémonies d’enterrement célébrées devant 20 personnes au maximum, aucune cérémonie religieuse ne pourra se dérouler jusqu’au 2 juin ; quelques heures plus tard, le Bureau permanent de la Conférence des Evêques fait savoir qu’il «prend acte avec regret de cette date qui est imposée aux catholiques et à toutes les religions de notre pays ».

Avec regret ?

Avec regret : c’est bien le moins, s’agissant de l’interdiction faite au Christ et à l’Eglise de célébrer le sacrifice de la messe. Un certain nombre évêques – d’autres suivront certainement – sont passés du regret à la colère, envisagent des pressions, des sollicitations, des protestations. C’est très bien, vraiment très bien, et on ne peut que les féliciter. Mais c’est tout.

Il semble qu’il ne vient à aucun la pensée qu’il a, comme évêque, un pouvoir propre, totalement indépendant du pouvoir de César, en ce qui concerne le domaine spirituel. C’est l’évêque qui donne les règles du culte, et non le chef du gouvernement, ni le préfet de police. En fait, ce qu’on attend des Successeurs des Apôtres hic et nunc, c’est que, sans prendre de posture, sans provocation inutile, qu’ils organisent tout simplement la reprise du culte, prudente, assortie de précautions, mais la plus rapide possible. La police verbalisera ? Elle imposera des amendes ? Au pire du pire, un évêque sera mis en garde à vue ? La belle affaire.

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