Pourquoi mai a-t-il été choisi par l’Église pour la dévotion mariale ?

Publié le 01 Mai 2023
mai

Deux mois de l’année sont particulièrement offerts à la dévotion, à l’affection de Notre-Dame : le mois d’octobre, mois du Rosaire, et le mois de mai, appelé le « mois de Marie ». Le mois de Marie voit le jour à Rome. Nous devons aux Jésuites de l’avoir promu. Le père Jacolet publie le Menses Marianus  en 1724. Le père Dionisi publie le  Mese di Maggio  à Rome en 1725. Le père Lalomia publie le Mese di Maria assia il mese di maggio  à Palerme en 1785. Avec le père Muzzarelli, il s’agit de sanctifier la vie quotidienne chaque jour de mai, en pratiquant une vertu de Marie. Au XIVe siècle, le frère dominicain Henri Suso (1295-1366) avait déjà pris l’habitude d’orner les statues de Marie de couronnes de fleurs le 1er mai. Saint Philippe Néri (1515-1595) exhortera les jeunes à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai, en érigeant des petits autels et y déposant des fleurs des jardins ou des fleurs des champs. Le « mois de Marie » arrive en France la veille de la Révolution. La vénérable Louise de France, fille de Louis XV et prieure du carmel de Saint-Denis, fait traduire le livre du père Lalomia. Le mois de Marie et le mois d’octobre nous sont donnés pour hâter la venue de l’Amour miséricordieux de Dieu dans les âmes. À Cana, c’est la bienheureuse Vierge Marie qui voit que manque le vin. Les noces vont basculer dans la tristesse et les époux dans la solitude. Marie intercède alors et obtient de son Fils le miracle. Elle intercède encore aujourd’hui, et peut-être encore même davantage qu’hier, pour que la joie de Dieu vienne et revienne dans les familles, les quartiers, notre pays, l’Église et le monde. Jésus, «comme il avait aimé les siens, les aima jusqu’au bout», jusqu’à nous donner sa propre Mère. L’Évangile nous en donne le moment précis et les paroles mêmes de Jésus : « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: «Femme, voici ton fils». Ensuite, il dit au disciple: «Voici ta mère». Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jn 19, 25-27). «Dès cette heure-là». À l’heure de la Croix. À l’heure du Sacrifice suprême de sa propre vie, Jésus nous…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Abbé Hubert Lelièvre, auteur de Histoire du chapelet, Téqui

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Séquence Ave Maria

La séquence Ave Maria est une authentique petite merveille de grâce et de pureté. C'est une salutation à la sainte Vierge qui devient louange puis prière. La mélodie est porteuse et facile à retenir parce qu'elle est alternée et se répète de deux phrases en deux phrases. Il s’agit d'un 6ᵉ mode, celui de l'enfance spirituelle.

+

grégorien Ave Maria
À la uneÉgliseChrétiens dans le mondeHistoire

Kateri Tekakwitha et la Nouvelle-France (2/4) : Sainte Kateri, le Lys des Mohawks

DOSSIER « Sainte Kateri Tekakwitha, la sainteté en Nouvelle-France » | Née en 1656 et morte en 1680 à l’âge de 24 ans, Kateri Tekakwitha est la première autochtone d’Amérique du Nord à avoir été canonisée. En apostolat au Canada, l’abbé Jacques Breton, de la Fraternité Saint-Pierre, souligne combien cette pure figure rappelle la haute vocation de la France dans l’ordre de la Providence.

+

Kateri Tekakwitha
À la uneÉgliseChrétiens dans le mondeHistoire

Kateri Tekakwitha et la Nouvelle-France (3/4) : Trois portraits pour une histoire

DOSSIER « Sainte Kateri Tekakwitha, la sainteté en Nouvelle-France » | Il faudrait des volumes pour retracer les vies des grands acteurs de la présence française au Canada et de la diffusion du catholicisme. Parmi beaucoup d’autres, un explorateur, un notable et une religieuse donnent une certaine idée de l’aventure catholique et française en Amérique du Nord.

+

nouvelle-france