Le problème fondamental de l’Église en Chine : la liberté 

Publié le 05 Juin 2024
concile chine

La cathédrale Saint-Ignace, siège de Mgr Shen Bin, évêque de Shanghai. © 钉钉, CC BY-SA 4.0

Cent ans après le premier concile de l’Église catholique en Chine, une conférence internationale s’est tenue à Rome, réunissant pour la première fois au Vatican, des autorités de l’Église et des représentants officiels de la République populaire de Chine.

 

Il y a cent ans, le 15 mai 1924, s’ouvrait à Shanghai le premier concile de l’Église catholique en Chine. Il réunissait quarante-huit vicaires, préfets et administrateurs apostoliques. Tous étaient des missionnaires européens. Ce concile marqua une étape vers l’instauration d’une hiérarchie catholique chinoise. Deux ans plus tard, Pie XI sacrait à Rome les six premiers évêques chinois.

 

100 ans après le Concile de Chine

Le 21 mai dernier s’est tenue à Rome une conférence internationale organisée par l’Université pontificale urbanienne en collaboration avec l’agence de presse Fides et la Commission pastorale pour la Chine. Intitulée « 100 ans après le Concile pour la Chine : entre l’histoire et le présent », cette grande conférence a réuni, pour la première fois au Vatican, des autorités de l’Église et des représentants officiels de la République populaire de Chine.

La conférence s’est ouverte par un message vidéo du pape François. Il a rendu hommage à Mgr Celso Constantini qui fut le premier délégué apostolique en Chine et l’organisateur du premier concile chinois. Le Pape a présenté ce concile comme « un véritable parcours synodal » qui a ouvert « de nouvelles voies pour que l’Église, y compris la Chine catholique, ait de plus en plus un visage chinois ». Reprenant une formule qui lui est chère, le Pape a évoqué « la foi du peuple de Dieu » en Chine qui a été et reste « la boussole » de l’Église catholique dans ce pays.

Celso Costantini © Celsoemiliocostantini CC BY SA 4.0 chine

Mgr Celso Costantini (1876-1958) fut le premier délégué apostolique en Chine et l’organisateur du premier concile chinois. © Celsoemiliocostantini, CC BY-SA 4.0

Sont intervenus ensuite Mgr Joseph Shen Bin, évêque de Shanghai, le cardinal Parolin, Secrétaire d’État, le cardinal Tagle, pro-préfet du Dicastère pour l’Évangélisation, les professeurs Zheng Xiaoyun, présidente de l’Institut des religions mondiales de l’Académie chinoise des sciences sociales, et Liu Guopeng, chercheur dans ce même institut, et le professeur Elisa Giunipero, professeur d’histoire de la Chine à l’Université catholique de Milan.

L’intervention de Mgr Shen Bin a été l’écho fidèle de la politique du gouvernement chinois en matière religieuse.…

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Yves Chiron 

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