Le professeur Lejeune, une vie au service des plus faibles

Publié le 06 Mai 2019
Le professeur Lejeune, une vie au service des plus faibles L'Homme Nouveau

Jérôme Lejeune fait partie de ces grands hommes qui marquent l’histoire. À l’occasion des 25 ans de la mort du professeur, Aude Dugast a raconté ce destin peu commun dans un Jérôme Lejeune, la liberté du savant, une très belle biographie qu’on lit comme un roman. L’auteur, qui est également postulatrice de la cause de canonisation, a fait un très minutieux travail de recherche et passé des années au milieu de milliers d’archives et auprès de la famille de Jérôme Lejeune avec qui elle a pu longuement discuter pour cerner au mieux la personnalité de cet homme exemplaire. On le découvre brillant intellectuellement autant que généreux et plein d’humour, proche de ceux qu’il appelait ses « petits patients », on lit les témoignages bouleversants de personnes porteuses de trisomie 21 dont la vie a changé grâce au professeur. En même temps qu’une vie toute consacrée à la recherche et à la défense de plus faibles, le livre d’Aude Dugast raconte aussi une part de l’histoire de notre pays et du combat qui s’est joué au moment de la légalisation de l’avortement. Ils ont été peu nombreux, dans les années 1970, à avoir le courage de sacrifier leur réputation et leur carrière parfois en se battant pour la vie. Ils étaient peu nombreux mais le professeur Lejeune, évidemment, en était. Le livre d’Aude Dugast rend un bel hommage à Jérôme Lejeune, et éclaire aussi ce qui se joue actuellement dans le domaine bioéthique, dont les racines sont bien plus anciennes. Un livre à mettre entre toutes les mains.

Jérôme Lejeune, la liberté du savant, Aude Dugast, Artège, 2019, 480 pages, 22 €

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéBioéthiqueÉducation

La santé, cache-sexe de l’idéologie progressiste

La mainmise de l’État sur tous les domaines de la vie est particulièrement flagrante dans ce qu’il est convenu d’appeler la « santé sexuelle ». Sous le prétexte sanitaire se dissimule une nouvelle « morale » qui risque de condamner à terme toute résistance à une idéologie encourageant les comportements les plus déviants et toute référence à l’Évangile.

+

santé sexuelle gouvernement
À la uneSociété

Mettre le feu

L’Essentiel de Joël Hautebert | Deux événements de ces derniers jours font ressortir le contraste brutal entre la jeunesse chrétienne et celle des lycéens en colère. Mais quoi d’étonnant pour celui qui sait ce qui enflamme les uns et les autres ? Une feuille de route a été donnée par Léon XIV à ceux qui recherchent la vie éternelle, laquelle ne leur sera offerte qu’au bout d’un engagement spirituel enraciné dans le charnel.

+

feu jeune jeunesse pape manifestations
À la uneSociétéLectures

Comment je suis devenu petit !

Carte blanche à Yves Chiron | Anthony Aubé a 42 ans et mesure 1,15 m. Il est atteint d’une pathologie désormais bien identifiée : la DSEC (dysplasie spondylo-épiphysaire congénitale), une des formes de ce que l’on appelait jadis le « nanisme ». Dans Comment je suis devenu petit !, il s’exprime sur ses difficultés de santé, ses défis scolaires et professionnels mais aussi sur le droit à la vie.

+

Anthony Aubé nain petit livre
Société

Avis d’épidémie en année électorale

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les débats en vue de l'élection présidentielle abondent. Un peu de logique... et d'humour peuvent aider à appréhender sereinement ces élections et y voir clair dans les divers discours.

+

élection présidentielle électoral épidémie
SociétéÉducation

Éducation nationale : de l’impasse à l’hypocrisie

Entretien | Benoît Champagne exerce comme professeur de lettres à Trappes, en réseau d’éducation prioritaire (REP+). Les lycées locaux ont été le cadre de troubles et de violences, à l’heure des blocages. Mais c’est une interrogation sur toute l’Éducation nationale qu’il convient de poser.

+

blocage lycée éducation nationale
SociétéArt et Patrimoine

Le sens de la pente

Carte blanche à Marie Piloquet | Le Beau n’advient pas seul. Il lui faut, pour le faire éclore, une tension certaine, le choix de la persévérance, le goût de l’ascèse et la transmission. Le chemin n’est pas lisse et la pente a un sens.

+

musique classique pente Ephata