> DOSSIER : « Les conciles, des jalons pour comprendre l’histoire de l’Église »
Tout au long de son histoire, l’Église a enseigné avec autorité par le biais des conciles œcuméniques. Ceux-ci définissent la doctrine, organisent la vie ecclésiale et orientent la mission pastorale. Leur rôle reste central pour comprendre la structure du magistère et les enjeux de son exercice aujourd’hui.
Avant de quitter visiblement cette terre le jour de l’Ascension, le Seigneur Jésus donne une double mission à ses disciples : « De toutes les nations faites des disciples, les baptisant (…) leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit » (Mt, 28, 19-20). C’est donc par l’enseignement et par la célébration des sacrements que le Sauveur réalise sa promesse de rester avec nous jusqu’à la fin du monde (cf. fin du verset 20). Les apôtres et leurs successeurs reçoivent donc mission divine et grâce d’enseigner les vérités nécessaires au salut ainsi que les commandements à pratiquer et les secours à espérer. Cette mission d’enseigner peut revêtir bien des formes : annonce directe et première de l’Évangile, catéchisme, prédication liturgique, conférences spirituelles ou doctrinales, cours de théologie portant sur la foi ou la morale etc. Toutes ces formes n’ont pas la même autorité ni le même rayonnement. Mais parmi elles on soulignera l’importance dans l’histoire de l’Église des conciles œcuméniques, qui réunissent l’ensemble des évêques sous l’autorité et la présidence du souverain pontife et qui exercent la charge d’enseigner avec autorité le peuple de Dieu et édictent des lois pour organiser la vie de l’Église afin que ministres et fidèles puissent plus sûrement se sanctifier et parvenir au salut.
L’enseignement des conciles à travers l’histoire
Dès le début de l’histoire de l’Église, les évêques d’une même région prirent l’habitude de se réunir pour traiter ensemble des difficultés doctrinales, pastorales et pratiques qu’ils devaient affronter (doctrine de la foi, discipline sacramentelle, exigences de la morale évangélique, organisation de la vie des différentes catégories de fidèles, problèmes matériels et économiques…) Une fois la paix constantinienne établie, les évêques ont la liberté de se réunir pour traiter de la question de l’arianisme, hérésie qui menaçait alors l’unité de la foi et la vérité de la Révélation. Cet enseignement a été résumé dans un symbole, une profession de foi qui est normative pour l’ensemble des chrétiens de par le monde et qui sera reprise et complété par les conciles successifs. Face à…