À propos du monumental Dictionnaire des généraux français de la Seconde Guerre mondiale, dirigé par François de Lannoy et Max Schiavon et publié chez Pierre de Taillac en décembre 2025, qui présente les notices des 1 087 généraux de brigade, de division, de corps d’armée et d’armée qui ont servi la France entre 1939 et 1945 au sein de l’armée de terre.
Cet ouvrage monumental est une mine d’informations : 1 126 pages pour 2,5 kg. Une trentaine d’auteurs spécialistes en histoire militaire retracent ici la carrière des chefs de l’armée de terre durant le dernier conflit mondial. Ce précieux dictionnaire comble un vide et permet enfin aux chercheurs d’avoir sous la main un outil précis sans être obligé de se déplacer forcément au Service historique de la Défense (SHD), sis au fort de Vincennes.
1 087 généraux
Ils sont tous là, 1 087 généraux de brigade, de division, de corps d’armée et d’armée qui ont servi la France entre 1939 et 1945 au sein de l’armée de terre : de cette cohorte, on distingue les onze généraux morts au combat lors de la campagne de France, dont plusieurs tombés les armes à la main comme Caille, Olivier Thierry d’Argenlieu ou Courson de La Villeneuve, les prisonniers malheureux des Offlag, les martyrs des camps de concentration, illustrés par les généraux Frère (« un saint » selon le prêtre qui l’assista en ses derniers instants), Vernau, Delestraint, Fresne de Virel, Gentil, Labat, etc. Puis les trois seuls qui rallièrent De Gaulle en 1940 (Catroux, Legentilhomme, Eon) et ceux promus au sein des FFL, des FFI et de l’armée d’Afrique (Hauteclocque dit Leclerc, Larminat, Brosset, Magrin-Vernerey, Koenig, Monsabert, Chaban-Delmas…) et aussi les parias sur qui s’abattit la vindicte du vainqueur à la Libération (Arnould, Dentz, Huntziger, Galy et le plus grand de tous, Weygand). On lira avec intérêt la notice consacrée à Pierre Robert de Saint-Vincent, « juste parmi les Nations » qui refusa son concours lors des rafles des Juifs en 1942, face à celles du ministre collaborationniste Eugène Bridoux (fils d’un général mort pour la France en 1914) et de « l’hérétique » Edgard Puaud, commandant de la division Waffen-SS Charlemagne sur le front de l’Est. Quant aux autres, la majorité, ils sont morts dans leur lit après avoir servi toute leur vie « pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires et le succès des armes de…







