L’introït Laetare

Publié le 07 Mar 2013
L'introït Laetare L'Homme Nouveau

Voilà à coup sûr un des sommets dans l’expression de la joie liturgique de l’Église. Il n’est pas difficile d’aimer ce chant d’entrée du 4e dimanche de Carême. Il respire le bonheur et le bonheur du Ciel, le bonheur de l’éternité, celui qui ne finira pas, celui vers lequel nous allons et auquel nous participons déjà dans l’intime de notre prière et de notre vie spirituelle comme dans la joie de nos moments communautaires.

Aujourd’hui, ce dimanche Lætare, comme on l’appelle (nom qui vient du premier mot de notre chant d’entrée) est situé en plein Carême. C’est un chant d’allégresse au milieu de l’austérité de nos pénitences. Mais autrefois, aux tout premiers siècles de l’ère chrétienne, le Carême ne durait que trois semaines. Du coup, le dimanche Lætare se trouvait être le premier dimanche de Carême. Ce n’était donc pas un jour d’oasis au milieu du désert, mais un dernier jour d’allégresse avant d’entrer au désert.

Et ce jour était alors en lien direct et plus explicite avec le jour de Pâques. Deux jours de joie et de triomphe encadraient donc les trois semaines de pénitence, et le premier évoquait le dernier. Un détail mélodique qui peut passer inaperçu aujourd’hui fournit une très ­suggestive illustration de ce lien entre ces deux jours de joie. Les premiers intervalles de l’introït Lætare sont exactement les mêmes que les derniers de l’alléluia de la vigile pascale. On était ainsi d’emblée orienté vers la joie pascale, expression la plus pure de ce que sera notre joie au Ciel.

Pour écouter l’ Introït Laetare et l’Alleluiade la vigile pascale.

Ce billet est extrait du dernier numéro de L’Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureArt et Patrimoine

L’art contemporain est-il encore de l’art ?

Carte blanche à Yves Chiron | Will Gompertz est critique d’art et il a longtemps dirigé la Tate Galley de Londres. L’ouvrage qu’il a consacré en 2012 à l’art moderne et contemporain, sous le titre Que regardes-tu ?, a été traduit en 22 langues. Selon lui, l’art contemporain est passé de l’« œuvre » à l’« idée ». La fonction de l’art n’est plus d’embellir le monde mais de faire réfléchir la société. 

+

art contemporain
À la uneCultureLectures

Boîte à livres (3/4) : Les grands livres sont des pédagogues du Paradis

DOSSIER n° 1858 « La boîte aux livres de votre été » | En quelques années, les boîtes à livres se sont répandues dans nos villes, et même parfois jusqu’aux plus reculés de nos villages. Empruntant à ce concept, L’Homme Nouveau s’offre le luxe de constituer sa propre boîte à livres pour l’été. Nous vous offrons dans les articles suivants des conseils avisés pour un feu d’artifice littéraire.

+

boite à livres Romain Debluë
À la uneCultureLectures

Boîte à livres (1/4) : La poésie de la trouvaille 

DOSSIER n° 1858 « La boîte aux livres de votre été » | En quelques années, les boîtes à livres se sont répandues dans nos villes, et même parfois jusqu’aux plus reculés de nos villages. Empruntant à ce concept, L’Homme Nouveau s’offre le luxe de constituer sa propre boîte à livres pour l’été. Nous vous offrons dans les articles suivants des conseils avisés pour un feu d’artifice littéraire.

+

boite à livres