Ordonnance estivale

Publié le 04 Juil 2016
Ordonnance estivale L'Homme Nouveau

C’est médical, l’ordonnance est impérative, question de survie. Trois semaines, un mois pour les plus chanceux. Laissons là : téloche, radios, presse. Fermons l’ordi et laissons derrière nous courriels, réseaux sociaux, fil d’actualités. ­Déconnectons-nous, trouvons l’endroit sans réseau, le plus loin, le plus reculé. Là où ni Hollande, ni Valls, ni Macron, ni El Khomri et toute la clique des jocrisses égocentrés ne pourront nous rejoindre. Un endroit sans syndicalistes, sans casseurs, sans commentateurs experts, politologues, sans Brexit et sans Bruxelles. Mais aussi un endroit sans foot, sans hooligans, sans joueurs mal finis, sans nationalistes de stades, Français de pelouse, identitaires de maillot et bouffeurs de chips américaines, sans hurleurs de buts peinturlurés et pleureurs de scores. Un endroit sans gauche, sans gauchistes, sans socialistes, et sans tous les autres aussi. Oui, trouvons un endroit que nos arrière-grands-­parents auraient pu connaître tel quel et posons-nous là, ­reposons-nous là. Rien ne nous manque, le silence nous convient. Très vite la réalité va réapparaître, occasion bénie pour nous de constater que le bruit de la maisonnée est préférable au tumulte sociétal, que les caprices des moutards sont moins bruyants que les bagarres des candidats aux primaires ; que les cours de moral du grand-père tatillon et ratiocineur se supportent plus

facilement que ceux du Premier ministre, qu’une belle-fille pisse-vinaigre ou qu’une belle-mère acariâtre valent quand même mieux qu’un CGTiste gréviste, que l’adolescent égoïste et frimeur est toujours plus aimable que n’importe quel joueur de foot, que l’ami paresseux, bavard et autosatisfait qui s’invite à dîner est une bénédiction comparée au Président de la République. Reposez-vous, constatez, par comparaisons, que vous n’allez pas si mal que ça et… prenez des forces !

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneChroniquesPhilosophie

Arrogance et passion de la réforme : la matrice des Lumières

L’Essentiel de Joël Hautebert | Dans Arrogance et manie du changement, le professeur Xavier Martin montre à quel point tous les ingrédients anthropologiques et philosophiques des idéologies modernes sont déjà présents au temps des Lumières et lors de la Révolution. Une humanité sacralisée mais l'homme réel nié, un système déifié et tout remords rejeté : l'esprit de système et l'arrogance des Lumières et des hommes de la Révolution ont investi toute la vie publique en France.

+

lumières réforme
ChroniquesFin de vie

Manipuler les mots pour fabriquer l’opinion

C’est logique ! de François-Marie Portes | Dans le langage actuel, la notion de dignité se transforme en instrument rhétorique et la valeur émotionnelle du vocabulaire prend le dessus sur le sens propre du langage ou du mot utilisé. En faussant les questions, les sondages poussent à répondre dans un sens unique. Le débat sur les mots devrait préexister à celui sur les lois.

+

opinions mots
ChroniquesSpiritualité

Jacob et l’ange, un combat d’amour

Carte blanche de Judith Cabaud | La Genèse est le livre de tous les commencements, et de celui de l’homme racheté. L’histoire de Jacob, en particulier, nous introduit au cœur du mystère de la relation de l’être humain pécheur avec Dieu. Son combat avec l’ange, plus spirituel que matériel, apparaît comme l’image de notre vie.

+

Paul Gauguin 137 jacob
ChroniquesInternational

La guerre : quand le droit empêche de voir la justice

C’est logique ! de François-Marie Portes | Un texto, une phrase peuvent parfois déclencher des montagnes de commentaires. Celui de Donald Trump concernant la paix a fait couler beaucoup d'encre. Il a surtout rappelé que la paix ne repose que sur la volonté de quelques dirigeants, et la fragilité d'un « droit international » qui ne repose, lui, sur rien. La paix et la justice doivent bien être les seules fins poursuivies.

+

guerre paix justice