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La pause liturgique : Graduel Miserere (Mercredi des cendres)

La pause liturgique Mercredi des Cendres | Le psaume 56 (55 selon la tradition gréco-latine), ou Miserere mei du Mercredi des Cendres est une supplication individuelle dans un contexte particulièrement angoissant. Le psalmiste risque nettement la mort, ses ennemis sont comparés à des lions sans pitié, prêts à dévorer leur proie avec leurs dents acérées comme des lances. Et en même temps c’est un psaume de confiance et même d’absolue confiance puisque la psalmiste n’hésite pas à dire vers la fin de son cantique que son cœur est ferme et à le répéter, comme il a répété sa prière de supplication au tout début : « Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi » « Mon cœur est ferme ô Dieu, mon cœur est ferme ».

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Grégorien : Introït Miseréris ómnium (Mercredi des Cendres)

« Tu as pitié de tous, Seigneur, et tu ne hais aucune de tes créatures. Tu ne tiens pas compte des péchés des hommes pour qu'ils se convertissent, et tu leur pardonnes car tu es le Seigneur notre Dieu. Pitié pour moi, mon Dieu, pitié pour moi car c'est en toi que mon âme se confie. » (Sagesse, 11, 24-25, 27 ; Psaume 56, 1)

Commentaire spirituel

Au seuil du Carême, l'Église place ses enfants…

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Le Trait du Mercredi des Cendres

Durant tout le Carême et, pour la forme extraordinaire, dès le temps de la septuagésime (c’est-à-dire les trois semaines qui précèdent le premier dimanche de Carême), l’alléluia est supprimé à la messe et remplacé par le trait. L’Église, en cette période de pénitence, s’interdit le cantique de la joie chrétienne, mais elle ne peut cependant se priver de chanter. Alors elle ne se contente pas de réciter le psaume qu’elle substitue à l’alléluia, elle le chante. C’est un besoin pour elle car elle aime, et le chant liturgique est l’expression privilégiée de son amour.

Le trait est probablement le chant le plus ancien de la messe. Cela se remarque assez aisément car il consiste en une simple psalmodie sans refrain et légèrement ornée. Or la psalmodie est à l’origine de la prière de l’Église qui l’a recueillie de la liturgie synagogale. La structure du trait est exactement calquée sur celle de la récitation psalmique. Les deux côtés du chœur alternent les versets séparés par des doubles-barres sur la portée grégorienne. L’allure est légère, le tempo fluide. Le début des phrases mélodiques est davantage en élan ; les fins de phrases, plus ornées, s’élargissent modérément en de belles cadences. Cette alternance vivante provoque l’effet d’un bercement qui est aussi celui de la psalmodie récitée ou chantée. La mélodie, ici plus que jamais, est servante du texte et s’efface devant lui. Ce qui ne l’empêche pas de s’exprimer, comme ici sur le premier mot Domine, avec beaucoup de liberté et de complaisance.

Pour entendre cet Trait


Ce billet est…

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Notre quinzaine : La gratuité ou l’amour à l’état pur

Edito du Père Danziec | La correspondance de dates entre la Saint-Valentin le 14 février et le mercredi des Cendres permet de lever le voile sur l’un des défis majeurs de notre époque. Disons-le sans détours : notre monde crève de dureté, de froideur, d’inclémence et d’impiété. Nos contemporains suffoquent chaque jour un peu plus de manque d’amour. Et pourquoi donc ? Parce qu’il réside au fond du cœur de l’homme un immense besoin d’amour. Parce qu’à l’image de Dieu, d’un Dieu qui est amour, l’homme est constitutivement fait pour l’amour.

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