Au cinéma : Médecin de campagne (J)

Publié le 23 Mar 2016
Au cinéma : Médecin de campagne (J) L'Homme Nouveau

Il a consacré sa vie à ses patients, qu’il visite régulièrement dans cette campagne qui se désertifie. Mais aujourd’hui, Jean-Pierre Werner vient d’apprendre qu’il a une tumeur au cerveau inopérable et qu’il ferait mieux de s’arrêter. Mais il ne veut rien entendre, et son médecin lui adresse Nathalie, une ancienne infirmière devenue médecin, afin de le seconder. Jean-Pierre ne la trouve pas très adaptée à son activité.

Valeur artistique : Ancien médecin, Thomas Lilti continue d’explorer son ancien sacerdoce. Après « Hippocrate » et le service d’urgence d’un hôpital, c’est à ces médecins du quotidien, si proches de leurs patients et, surtout, si indispensables, qu’il s’intéresse. Avec beaucoup de justesse et d’humanité, il montre la vie quotidienne de son héros, plus attentif aux désirs de ses malades, comme celui de finir leurs jours chez eux et non à l’hôpital, qu’à son diagnostic, comme sa jeune consœur, qu’il se fera un malin plaisir de bizuter gentiment. Sur les traces de François Cluzet, très juste en médecin de campagne, il signe un bel hommage à cette profession, malheureusement en voie de disparition. Quant aux relations entre les deux praticiens, souvent source d’humour, elle ne verse jamais dans la facilité de l’intrigue amoureuse, ce qui est rare au cinéma.

Valeur morale : Quel beau personnage, attentif aux autres et soucieux de leur bien-être ! Mais il est fait allusion à un avortement.

Comédie dramatique française (2015) de Thomas Lilti, avec François Cluzet (Jean-Pierre Werner), Marianne Denicourt (Nathalie Delezia), Isabelle Sadoyan (la mère de Werner), Christophe Odent (Norès), Patrick Descamps (Maroini), Serge Moati (Vincent Werner) (1h42). Sortie ce 23 mars.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef
À la uneCultureArt et Patrimoine

Une petite-fille de Velázquez ?

Analyse d’œuvre | L'exposition en cours au musée Jacquemart-André propose au public des chefs-d’œuvre de la peinture baroque espagnole, parmi lesquels un portrait d'enfant dans un style qui tranche avec les ceux qui rendirent si célèbre Velázquez, le maître du Siglo de Oro, auprès des cours européennes.

+

Velázquez
À la uneCultureHistoire

Saint Louis (4/8) : Blanche & Marguerite, deux reines au chevet du royaume

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Dans l'ombre et la lumière du règne de saint Louis, deux figures féminines s'imposent : Blanche de Castille, mère dévouée et reine de fer, et Marguerite de Provence, reine pieuse et épouse fidèle. À travers leurs influences respectives, se lit l'équilibre singulier d'une royauté en acte, structurée par la foi chrétienne.

+

saint louis blanche de castille marguerite de Provence