Carte blanche : D’Adrien VI à Zénon de Vérone

Publié le 12 Mar 2026
zénon de Vérone Adrien VI

Les notices 1 et 68 du dernier fascicule du DHGE : les papes Adrien VI et Zénon de Vérone.

> Carte blanche à Yves Chiron

  Le Dictionnaire d’Histoire et de Géographie ecclésiastiques (DHGE) poursuit sa publication à un rythme régulier – un fascicule par an – et constitue toujours une référence incontournable pour l’histoire de l’Église des origines à nos jours et dans tous les pays. Le fascicule 199b-200 compte 68 notices classées par ordre alphabétique. Elles se rapportent à des personnages (saints et saintes, papes, cardinaux, évêques, abbés, abbesses, laïcs, théologiens, philosophes, fondateurs d’ordres ou de congrégations, mystiques, grands spirituels), à des institutions ou à des lieux (diocèses, monastères, lieux de pèlerinage). Ce fascicule rassemble ainsi des notices qui vont d’Adrien VI à Zénon de Vérone. Le Hollandais Adriaan Florenszoon (Adrien VI), pape de 1522 à 1523, fut le dernier souverain pontife non italien avant le Polonais Karol Wojtyla (Jean-Paul II), élu en 1978. Zénon de Vérone fut le huitième évêque de Vérone, dans la deuxième moitié du IVᵉ siècle, auteur de sermons qui en font un des Pères de l’Église qui ont exposé avec clarté la divinité de Jésus contre les ariens. L’ordre alphabétique fait se succéder des notices consacrées à Bourg-en-Bresse (qui fut un diocèse, pendant quelques décennies seulement, au XVIᵉ siècle) ; Robert Bourgeois, un prêtre catholique engagé dans la Résistance et mort à 34 ans dans un camp de déportation ; et Antoinette Bourignon, mystique flamande du XVIIᵉ siècle, dont les écrits furent, après sa mort, mis à l’Index comme apparentés au quiétisme. Ailleurs une notice consacrée à l’écrivain Joseph Lotte, le grand ami de Péguy et fondateur en 1910 du « Groupe des Professeurs catholiques de l’Université », précède une notice consacrée à Lutgarde d’Aywiers (ou de Tongres), moniale et mystique belge du XIIIe siècle. À ses débuts, en 1909, sous la direction de Mgr Baudrillart, recteur de l’Institut catholique de Paris, le DHGE n’a concerné que le catholicisme. Depuis un certain nombre d’années il s’est ouvert aussi à des notices consacrées à des personnalités appartenant aux mondes orthodoxes ou protestants. Ainsi dans ce fascicule on trouve une notice consacrée à Grégoire III, dernier patriarche de Constantinople avant la chute de l’Empire byzantin en 1453, qui fut destitué trois ans auparavant pour avoir reconnu le Filioque et la primauté du pape de Rome. On trouve aussi une longue notice consacrée à John Nelson Darby (col. 458-471), fondateur des Brethren (« Frères »), une dissidence de l’anglicanisme qui prêche le « dispensationalisme », un millénarisme apocalyptique. Les darbystes sont aujourd’hui environ deux…

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Yves Chiron

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