Carte blanche : Un Balzac méconnu

Publié le 15 Fév 2026
balzac L’Envers de l’histoire contemporaine
> Carte blanche d’Yves Chiron

  Les éditions La Onzième Heure, dirigées par Jacques de Guillebon, se sont donné pour mission de « rééditer les indispensables de la pensée catholique sociale, particulièrement ceux tombés dans l’oubli ou devenus introuvables ». Au fil des ouvrages (imprimés très élégamment), on a pu relire Bernanos, Barbey d’Aurevilly, Chesterton, Ozanam.


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Le dernier titre paru, L’Envers de l’histoire contemporaine, est un des ouvrages les moins connus de Balzac. C’est le dernier roman de l’immense fresque que constitue La Comédie humaine. Dans le long avant-propos qu’il a rédigé Balzac a dit son but. À l’image de son maître Walter Scott, il voulait peindre la société en réunissant « à la fois le drame, le dialogue, le portrait, le paysage, la description ». Mais alors que Scott a élaboré son œuvre sans « système » (« il n’avait pas songé à relier ses compositions l’une à l’autre de manière à coordonner une histoire complète, dont chaque chapitre eût été un roman, et chaque roman une époque »), Balzac, lui, veut être « un instituteur des hommes », selon la formule de Louis de Bonald qui ajoutait : « Un écrivain doit avoir en morale et en politique des opinions arrêtées […] ; car les hommes n’ont pas besoin de maîtres pour douter » Balzac, lui, écrit « à la lueur de deux Vérités éternelles : la Religion, la Monarchie, deux nécessités que les événements contemporains proclament, et vers lesquelles tout écrivain de bon sens doit essayer de ramener notre pays ».

Une conspiration de la charité

Dans L’Envers de l’histoire contemporaine, il met en scène des personnages dont on ne soupçonnerait pas en les voyant et même en les rencontrant ce qu’a été leur passé, ce qui les anime aujourd’hui et quelle grande mission ils se sont donnée. L’action commence en 1836. Au fur et à mesure que l’on avance dans le roman, on pense à la Société de Saint-Vincent-de-Paul qui est née en 1833 à l’initiative de Frédéric Ozanam et de ses amis. Balzac s’est-il inspiré de cette œuvre catholique naissante ?  Le principal héros du roman, Godefroid, est un jeune homme parisien qui cherche à redonner « un sens à sa vie ». Il va entrer en relations, sans l’avoir cherché, avec un groupement,…

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Yves Chiron 

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