Le 19 mars se tiendront au Collège des Bernardins, à l’initiative de « Saint-Joseph Education », les Assises de l’éducation intégrale. Grande première : les intervenants et les participants sont issus de l’enseignement catholique sous contrat et hors contrat. Entretien avec François-Xavier Clément, fondateur de Saint Joseph Éducation.
| Vous organisez les premières « Assises de l’Éducation intégrale » au Collège des Bernardins le 19 mars prochain. Qu’appelez-vous « éducation intégrale » et quel est l’objectif d’une telle initiative ?
L’éducation intégrale n’est rien d’autre que l’éducation catholique. Dans toute l’histoire de l’éducation catholique, on retrouve avec les fondateurs des grandes congrégations enseignantes cette idée que l’enfant doit être considéré intégralement dans sa croissance et son développement. Pour un chrétien, on éduque en vue du Ciel. Tous les gestes, paroles et actes des éducateurs (parents, enseignants, chefs scouts…) doivent conduire à ce que l’enfant puisse exprimer librement son adhésion au bien objectif et son désir de vivre en Dieu. L’éducation intégrale permet de regarder l’enfant dans sa totalité, afin de le nourrir dans toutes les dimensions de sa personne. Ce terme d’éducation intégrale est assez largement connu et partagé, aussi bien dans l’enseignement catholique sous contrat que dans l’enseignement hors contrat. Cependant il n’existe aucun endroit où ces deux mondes puissent se réunir pour en parler. La démarche des Assises est justement de leur donner la possibilité d’échanger sur cette œuvre commune qui s’incarne de deux manières : dans les écoles sous contrat et dans les écoles indépendantes. Les parents sont évidemment les bienvenus.

L’éducation intégrale regarde l’enfant dans sa totalité.
| Quel est le programme de la journée et qui seront les intervenants ?
Cette journée tournera autour du thème « transmission et innovation ». Une première table ronde s’intéressera à la libre responsabilité des parents dans les choix éducatifs pour leurs enfants. Puis aura lieu une intervention sur la transmission par le philosophe Thibaud Collin. La table ronde de l’après-midi portera sur l’éducation intégrale comme source d’innovations. L’histoire des congrégations enseignantes est une illustration de la fécondité de l’inspiration chrétienne pour éduquer un enfant : on n’éduque pas à Turin avec saint Jean Bosco comme à Reims avec saint Jean-Baptiste de La Salle. L’éducation intégrale part de l’enfant et s’adapte aux élèves de notre temps. Les intervenants que je peux déjà annoncer sont…







