Foujita, « Peindre dans les années folles »

Publié le 05 Juin 2018
Foujita, « Peindre dans les années folles » L'Homme Nouveau

Il y a 50 ans, le 29 janvier 1968, le peintre Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968) quittait ce monde. Pour célébrer cet anniversaire le Musée Maillol présente un grand nombre de ses œuvres tandis que différents lieux prestigieux en France au cours de l’année 2018 organisent des manifestations le mettant à l’honneur.

En 1913, c’est un Japonais cultivé et assoiffé de nouveauté qui débarque à Paris après avoir étudié aux Beaux Arts de Tokyo. Fasciné par la vie parisienne, il se joint à l’avant-garde cosmopolite de Montparnasse, se créant un personnage de dandy excentrique qui le fait connaître. Il peint avec une grande dextérité beaucoup d’autoportraits, des femmes nues, des enfants, des chats et étonnamment des scènes religieuses dont une belle et sobre Crucifixion, sur fond d’or, réalisée en 1929, que l’on peut contempler dans l’exposition. Déjà, en 1919, il avait surpris son public en exposant à la galerie Chéron un genre nouveau d’œuvres d’art, sous le titre « Compositions mystiques ». Mère et Enfant (1917) en est un témoignage. Cette douce Maternité que deux anges encadrent, sur fond d’or, rappelle les saintes icônes et la peinture religieuse du Quattrocento. Cette soif spirituelle, qui ne le quitte pas malgré une vie affective tourmentée, le conduit à se faire baptiser en 1959 à Reims où il choisit le nom de Léonard en hommage à Vinci. (Il décore dans cette ville la chapelle Notre-Dame-de-La-Paix, construite sur ses plans).

En plus d’un grand nombre de dessins, peintures, sculptures et mobiliers, certaines de ses imposantes décorations peintes sont exposées. L’ensemble destiné à l’origine à la Maison du Japon de la cité universitaire (qui n’y fut pas présenté à la suite d’un différend avec le mécène de cette œuvre) présente des corps musclés, portant l’influence du « Jugement dernier » de Michel-Ange et des sculptures de Rodin, tandis qu’un autre décor monumental, poétique, rappelle ses origines extrême-orientales. Il provient de l’un des salons du Cercle de l’Union interalliée et est exposé hors de ce lieu pour la première fois. 

À découvrir ! 

Jusqu’au 15 juillet 2018.

Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 75007 Paris.

Tél. : 01 42 22 57 25.

Ouvert tous les jours 10 h 30 à 18 h 30. Nocturne le vendredi jusqu’à 20 h 30.

Pour être informé des différentes expositions en 2018 voir https://www.fondation-foujita.org/

Ce contenu pourrait vous intéresser

A la uneCultureLectures

4 livres d’histoire pour son mois de juin

Recension adulte | Dans notre page culture, nous vous parlons de Pie VII, le pape qui défia Napoléon par Xavier Maréchaux, Jean-Marie Perrot, 12 décembre 1943, un crime communiste d'Yves Mervin, une Nouvelle histoire du Japon de Pierre-François Souyri et enfin une BD sur la bataille de Verdun. Paru dans le n°1808.

+

livre histoire
CultureLectures

Cap sur le Cœur de Jésus : Un joli conte pour se préparer à la Première Communion

Recension jeunesse | La rédaction de L’Homme Nouveau vous propose une page recension de lectures jeunesse avec un choix éclairé de quelques histoires à lire ou faire lire. Les Petits Allongés de Berck est un joli roman d'Isabelle Davy sur le monde des enfants tuberculeux. Cap sur le Cœur de Jésus permet aux enfants de se préparer à la première communion en neuf chapitres. Le Pardon du Morbihan relate l'histoire d'Élisabeth, engagée comme intendante au manoir de Kervrech en 1915. Paru dans le n°1808.

+

roman jeunesse première communion
CultureLectures

Côté édition : Pénombres, Glanes et approches théologiques

Côté éditions | Malgré une carrière tôt brisée par la mort, Joseph Malègue est l’auteur de ce que certains considèrent comme le plus grand roman du XXe siècle mais d’un seul autre roman. Les éditions de L’Homme Nouveau rééditent un ensemble de quatre textes, parus en 1939 sous le titre Pénombres, dans lesquels l’écrivain manifeste son souci du salut.

+

Piemonte 337 scaled e1715867758849 pénombres
CultureLecturesThéologie

« La Croix de Jésus » de Louis Chardon, une leçon de tendresse divine

Culture | Le dominicain Louis Chardon, théologien et prédicateur du XVIIe siècle aujourd’hui bien oublié, est l’auteur de La Croix de Jésus dont Les Belles Lettres proposent ces temps-ci une réédition, avec une introduction de l’écrivain et philosophe Romain Debluë. Celui-ci éclaire pour nous le mariage de la théologie et de la mystique, de la souffrance et de l’amour chanté par le religieux. Entretien.

+

croix de jésus création