La mainmise de l’État sur tous les domaines de la vie est particulièrement flagrante dans ce qu’il est convenu d’appeler la « santé sexuelle ». Sous le prétexte sanitaire se dissimule une nouvelle « morale » qui risque de condamner à terme toute résistance à une idéologie encourageant les comportements les plus déviants et toute référence à l’Évangile.
En mars 2017, quelques semaines avant la fin de son mandat présidentiel, François Hollande décidait de réunir les différentes politiques publiques ayant trait à la sexualité sous une bannière commune dénommée « Stratégie globale d’amélioration et de promotion de la santé sexuelle des Français », échelonnée bien au-delà de son quinquennat puisqu’elle adoptait un agenda courant jusqu’en 2030. Le dispositif prévoyait ensuite la publication successive de plans d’action destinés à assurer, étape par étape, la mise en œuvre concrète de la stratégie. C’est ainsi que, le 7 septembre dernier, le ministère de la Santé a publié la troisième et dernière feuille de route de cette programmation, couvrant la période 2026-2030.
Une garantie générale
L’ambition générale affichée par le texte est de « garantir à toutes et tous un accès effectif à la santé sexuelle tout au long de la vie ». Il ne s’agit pas seulement de déployer une politique sanitaire de prévention et de soins, mais, comme l’indiquent les deux présidents du comité de pilotage, de faire « le choix résolu d’une vision globale et positive de la santé sexuelle, qui dépasse la seule prévention des risques pour viser l’épanouissement relationnel et sexuel, dans le respect de la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre ». Dans le communiqué de presse associé à la publication de cette feuille de route, le ministre de la Santé, Stéphanie Rist, proche de Gabriel Attal, se félicite quant à elle, dans une claire logique de conquête de terrain, « des avancées obtenues depuis 2017 », parmi lesquelles le déploiement du programme national Evars au collège et au lycée, l’allongement des délais d’accès à l’avortement associé à la suppression du délai de réflexion ou encore l’inscription dans la Constitution de la liberté de recourir à l’IVG. Il est donc bien clair que sous le couvert d’une politique de santé publique se dissimule en réalité une authentique entreprise idéologique.
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