C’est le journaliste et écrivain Yves Daoudal (voir ici sa lettre d’information) qui a révélé la nouvelle. Lors de la messe de demain aux Invalides, le Pape Benoît XVI revêtira la chasuble que portait dans les grandes occasions, Dom Gérard Calvet, le fondateur de l’Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux (ICI). C’est un signe évident, même s’il ne sera pas perçu par le plus grand nombre, lancé en direction de ceux qui, en France, sont rétifs au Motu proprio Summorum pontificum, à commencer par certains évêques.
Dom Gérard a pu devenir officiellement Père Abbé grâce au cardinal Ratzinger. Celui-ci a préfacé l’édition d’un missel traditionnel édité par les moines du Barroux (LÀ) et le 24 septembre 1995, il s’est rendu au Barroux pour y célébrer la messe conventuelle. Lors de la mort de Dom Gérard, le Saint-Père faisait dire aux moines de l’abbaye qu’il : « rend grâce pour l’attention de Dom Gérard à la beauté de la liturgie latine, appelée à être toujours davantage source de communion et d’unité dans l’Église ».
Un an après l’entrée en application du Motu proprio, le Pape nous adresse donc un signe éloquent.
La pause liturgique : Séquence Víctimae pascháli (Pâques)
La séquence de Pâques est célèbre, elle fait la joie de l'Église durant toute l'octave, par sa fraîcheur et son enthousiasme. Elle se présente à nous sous la forme d'un poème versifié au rythme métrique, comprenant huit strophes. Elle est inspirée de l'alléluia Christus resurgens, dont la mélodie est empruntée au 1er mode, et qui traduit l'atmosphère de paix lumineuse et chaude dans laquelle baigne la communauté chrétienne en ce jour de Pâques.