Les vieilles idées marxistes

Publié le 24 Fév 2012
Les vieilles idées marxistes L'Homme Nouveau

Quelle société voulons-nous pour demain ? Malgré les apparences et ce que la pensée unique veut nous faire croire, c’est le débat de fond de la campagne électorale en cours. L’enjeu est de taille car il s’agit de notre avenir proche. Nous assistons depuis quelques années à un retour sur la scène politique des vieilles idées marxistes reprises en chœur par un certain nombre de candidats de gauche y compris ceux qui pourraient apparaître comme modérés, voire mous. Ils proposent, ni plus ni moins, une société collectiviste gérée par un État omnipuissant et omniscient dans laquelle l’individu n’est rien sinon un élément sur lequel on a le droit de vie et de mort au nom d’un pseudo-intérêt général. Ils rêvent encore à l’homme nouveau, dit de progrès, animé de l’idéal révolutionnaire. Son programme s’inscrit dans cette logique. Nationalisation de l’esprit, nationalisation des vies, nationalisation des moyens de production, nationalisation de la richesse individuelle, redistribution tous azimuts…
Il s’agit, ni plus ni moins, de créer une société nouvelle, dite de progrès, celle à laquelle ces leaders d’opinion rêvent depuis la grande révolution de 1793 et que certains ont eu la chance de vivre comme en Russie, en Chine… ou à Cuba comme l’expliquait madame Mitterrand, grande admiratrice de son ami et héros Fidel Castro. Qu’importent les génocides de classe, les faillites économiques systématiques, les détresses généralisées. Pour eux, Staline est toujours le référent, Soljenitsyne, le traître. Ce modèle idéal passe par la mort de l’ancienne société vue comme obscurantiste. À titre d’exemple : si ces politiques veulent sceller dans la constitution la loi de séparation de l’Église et de l’État, c’est qu’ils veulent qu’elle soit appliquée et surtout à la lettre. Relisez le contenu de cette loi qui est d’un autre temps. Nous, les catholiques, avons de quoi être inquiets : nous sommes potentiellement les boucs émissaires de demain comme nous l’avons été hier.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (8/8) : Antidote au désordre moderne

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Louis IX fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, seulement 27 ans après sa mort. Sa réputation de sainteté, déjà, le précédait, chez les puissants comme chez les petits. Saint Louis fut grand, d’abord, parce qu’il incarnait un ordre. Louis IX fut canonisé en 1297 par le pape Boniface VIII, seulement 27 ans après sa mort. Sa réputation de sainteté, déjà, le précédait, chez les puissants comme chez les petits. Saint Louis fut grand, d’abord, parce qu’il incarnait un ordre.

+

saint louis
CultureHistoire

Saint Louis (7/8) : Un héritage à part entière

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | C’est très symboliquement que le saint roi a marqué la dynastie capétienne. Sa mort constitue en effet un point de départ pour ses descendants qui confèrent à l’appartenance à son lignage et à son sang un caractère exceptionnel. Ils aspirent à construire une beata stirps, une lignée bienheureuse, dont le prestige rejaillit sur ses descendants. La perpétuation de la mémoire de saint Louis transparaît aussi dans les arts et l’architecture.

+

saint louis héritage
CultureHistoire

Saint Louis (6/8) : À la chapelle royale de l’École militaire

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Méconnue du grand public, en raison de sa moindre accessibilité, la chapelle Saint-Louis de l’École militaire est pourtant un témoignage exceptionnel de l’art sacré sous Louis XV et de la place qu’occupait la figure de saint Louis dans l’imaginaire religieux et politique du royaume.

+

chapelle royale École Militaire Saint louis
CultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef