L’introït Laetare

Publié le 07 Mar 2013
L'introït Laetare L'Homme Nouveau

Voilà à coup sûr un des sommets dans l’expression de la joie liturgique de l’Église. Il n’est pas difficile d’aimer ce chant d’entrée du 4e dimanche de Carême. Il respire le bonheur et le bonheur du Ciel, le bonheur de l’éternité, celui qui ne finira pas, celui vers lequel nous allons et auquel nous participons déjà dans l’intime de notre prière et de notre vie spirituelle comme dans la joie de nos moments communautaires.

Aujourd’hui, ce dimanche Lætare, comme on l’appelle (nom qui vient du premier mot de notre chant d’entrée) est situé en plein Carême. C’est un chant d’allégresse au milieu de l’austérité de nos pénitences. Mais autrefois, aux tout premiers siècles de l’ère chrétienne, le Carême ne durait que trois semaines. Du coup, le dimanche Lætare se trouvait être le premier dimanche de Carême. Ce n’était donc pas un jour d’oasis au milieu du désert, mais un dernier jour d’allégresse avant d’entrer au désert.

Et ce jour était alors en lien direct et plus explicite avec le jour de Pâques. Deux jours de joie et de triomphe encadraient donc les trois semaines de pénitence, et le premier évoquait le dernier. Un détail mélodique qui peut passer inaperçu aujourd’hui fournit une très ­suggestive illustration de ce lien entre ces deux jours de joie. Les premiers intervalles de l’introït Lætare sont exactement les mêmes que les derniers de l’alléluia de la vigile pascale. On était ainsi d’emblée orienté vers la joie pascale, expression la plus pure de ce que sera notre joie au Ciel.

Pour écouter l’ Introït Laetare et l’Alleluiade la vigile pascale.

Ce billet est extrait du dernier numéro de L’Homme Nouveau que vous pouvez commander à nos bureaux (10 rue Rosenwald, 75015 Paris. Tél. : 01 53 68 99 77, au prix de 4 euros), ou télécharger directement sur ce site en cliquant sur le lien ci-dessous.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureLectures

Tolkien et la mémoire de l’Antiquité : aux sources classiques de la Terre du Milieu

La réception de l’œuvre de J. R. R. Tolkien a longtemps privilégié deux filiations : l’imaginaire médiéval et les mythologies germaniques ou nordiques (Beowulf, La Chanson des Nibelungen). Tolkien et la mémoire de l’Antiquité propose de déplacer ce regard en mettant en lumière un héritage moins souvent commenté mais pourtant structurant : celui de la culture classique.

+

terre du milieu tolkien
ChroniquesCulture

Le chrétien et l’antisémitisme

Carte blanche à Yves Chiron | Olivier Delacrétaz, ancien président de la Ligue vaudoise et éditorialiste principal de La Nation, publie, aux Cahiers de la Renaissance vaudoise, un petit essai sur l'antisémitisme qui est à la fois sensé et pertinent. Il prévient d'emblée que son point de vue est « celui d'un chrétien ».

+

antisémitisme chrétiens juif
CultureLectures

Recensions : Réédition du Facteur de Nagasaki

La Rédaction de L'Homme Nouveau vous propose une page culture, avec un choix de quelques livres religieux, essais ou DVD. Notamment deux rééditions aux Belles Lettres : Le Facteur de Nagasaki de Peter Townsend et Images brisées de Simon Leys. Des idées de lecture à retrouver dans le n° 1852.

+

livre réédition