Marie nous donne son Fils

Publié le 29 Sep 2021
Marie nous donne son Fils L'Homme Nouveau

Le mercredi 15 septembre, lors de son pasasge à Bratislava, pour la clôture du 52e congrès eucharistique international, le Pape a salué la foi de Marie dans son homélie.

Après la Hongrie, le Pape se rendit en Slovaquie qu’avait visitée par trois fois Jean-Paul II, Benoît XVI se contenant d’aller dans le pays voisin, la Tchéquie, qui forma avec elle un seule pays pendant soixante-dix ans. Nous sommes au cœur de l’Europe, dans un pays qui comme la Hongrie appartenait à l’Empire austro hongrois. Dans son homélie de la messe, le Pape commente l’évangile du jour qui retrace la prophétie du vieillard Siméon dans le Temple de Jérusalem. Celui-ci accueille Jésus et le reconnaît comme le Messie envoyé pour le salut d’Israël. On notera au passage que dans la ligne du prophète Isaïe, il reconnaît les deux messianismes du nouveau David et du Serviteur souffrant. Ce n’était pas si évident que cela. Les juifs et même les Apôtres buteront sur cette pierre d’achoppement. Pierre lui-même sera rabroué par Jésus qui le traitera de Satan.

Dans cet épisode, Marie nous donne son Fils. C’est pourquoi nous devons aimer et vénérer Marie notre Mère. Marie doit toujours être la route qui nous introduit dans le cœur du Christ qui s’est livré par amour et obéissance à son Père pour nous. A la lumière de l’Evangile nous devons regarder Marie comme notre modèle dans foi, vertu qu’elle pratiqua de façon exceptionnelle à l’instar d’Abraham, comme le soulignait Jean-Paul au n°14 de son encyclique Redemptoris Mater.

Le Pape souligne trois caractéristiques de la foi de Marie. D’abord la foi de Marie se met en route. C’est très bien souligné dans le passage de la Visitation à sa cousine Elisabeth. Marie n’est pas restée immobile à se contempler elle-même entre les quatre murs de sa maison. Elle a vécu ce don reçu comme une mission à accomplir. Elle s’est mise en route et qui plus est avec hâte. Dans l’Evangile du jour, Marie s’est aussi mise en route, cette fois vers Jérusalem pour, avec son époux Joseph, présenter Jésus dans le Temple. Toute sa vie sera une marche à la suite de son Fils, comme première disciple, jusqu’au Calvaire, au pied de la Croix. Marie marche toujours et nous devons l’imiter et lui demander de nous aider, car Jérusalem est encore loin. Marie fut dans la persécution un modèle de la foi pour le peuple slovaque, qui, dans les temps durs, fut animé d’une foi engendrant une dévotion simple et réelle. Notre vie doit être avec Marie un pèlerinage d’amour vers Dieu et vers les frères.

La foi de Marie est aussi une foi prophétique. Par sa vie, elle devient l’œuvre de Dieu dans l’histoire, en soulignant que la miséricorde divine renverse les logiques du monde en élevant les humbles et en abaissant les superbes. Marie sera toujours le type de ces anawim, les pauvres en esprit des Béatitudes. Marie est vraiment l’icône de notre vocation. La prophétie d’Israël culmine en Marie parce qu’elle porte dans ses entrailles la Parole de Dieu faite chair, Jésus vrai Dieu, mais qui sera toujours un signe de contradiction.

 Comme le souligne le Pape, on ne pourra jamais réduire la foi au sucre qui adoucit la vie. Jésus sera toujours un signe de contradiction. Accueillir Jésus signifie accepter qu’il dévoile nos contradictions, nos idoles et toutes les suggestions du mal. Le monde, et pas seulement la Slovaquie, ont  besoin de vrais prophètes, des hommes de Dieu qui nous rappellent les exigences de notre alliance avec la Sagesse éternelle.

Enfin, Marie est la Mère de la compassion. On le voit bien aux noces de Cana, mais surtout au pied de la Croix, où elle comprit dans sa totalité la prophétie de Siméon. Marie, compatissante recueille nos larmes comme à La Salette, à Akita ou Syracuse. Marie nous console et  nous montre dans son Fils la victoire définitive sur le péché, la mort et le monde.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseChrétiens dans le mondeLiturgie

Trésor de la liturgie byzantine (3/3) : Une voix venue de l’Orient

DOSSIER « Le trésor de la liturgie byzantine » | Né au cœur de l’Orient chrétien, le chant byzantin traverse près de deux millénaires d’histoire. Il plonge ses racines dans les premières traditions de l’Église et s’est façonné au fil des siècles entre Jérusalem, Antioche et Constantinople. Johnny El Kassis, chantre à l'église Saint-Julien-le-Pauvre, à Paris, que dessert la communauté catholique grecque-melkite, nous évoque ce trésor transmis jusqu’à aujourd’hui.

+

liturgie byzantine chant orient
À la uneÉgliseChrétiens dans le mondeLiturgie

Trésor de la liturgie byzantine (2/3) : (Re)découvrir le rite byzantin

DOSSIER « Le trésor de la liturgie byzantine » | La chapelle consacrée aux chrétiens d’Orient dans Notre-Dame de Paris rénovée poussera-t-elle les catholiques latins à découvrir les rites, trop souvent incompris ou ignorés, des Églises catholiques orientales ? Ces rites trouvent tous leur origine, comme notre rite latin traditionnel, dans l’héritage directement reçu des apôtres, notamment le rite byzantin.

+

rite byzantin liturgie
À la uneÉgliseChrétiens dans le mondeLiturgie

Trésor de la liturgie byzantine (1/3) : Ce que je dois au rite byzantin

DOSSIER « Le trésor de la liturgie byzantine » | À 21 ans, le père Louis-Marie de Blignières, fondateur par la suite de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, assistait pour la première fois à un office religieux selon le rite byzantin, dans l'une des plus anciennes églises parisiennes. Plus d'un demi-siècle après, il mesure combien cette rencontre presque fortuite a nourri sa spiritualité et sa compréhension de la complémentarité entre l'Orient et l’Occident. Un précieux témoignage liturgique.

+

liturgie byzantine
À la uneÉgliseLéon XIV

Léon XIV : « L’histoire du monde sans les saints serait plus pauvre et moins humaine »

Commentaire du Pape | Du 19 au 21 octobre 2026, le Dicastère pour la Cause des Saints organisait un congrès international sur « La sainteté dans l’Histoire ». Dans son discours de clôture, Léon XIV a affirmé que « l'histoire du monde sans les saints serait plus pauvre et moins humaine ». Il a aussi insisté sur  la nécessité d'une rigueur historique stricte dans les processus de canonisation.

+

saint dicastère Léon XIV pape
À la uneÉgliseSpiritualité

La Toussaint : fête des vivants

Carte blanche à Judith Cabaud | Le 1er novembre, l’Église catholique célèbre la fête de tous les saints – connus ou inconnus. Par extension, le lendemain, le 2, on commémore tous les fidèles défunts. Dans l’Évangile, la mort n’est pas une fin absolue, mais une promesse de vie et de résurrection.

+

Toussaint saint ciel défunt novembre