Retour du loup : le défi des éleveurs français

Publié le 17 Juin 2024
loup
La réapparition du loup dans les forêts et montagnes françaises ces dernières années nécessite aujourd’hui une vigilance accrue des éleveurs, qui voient leurs troupeaux attaqués.
portrait olivier maurin champs.jpg copie loupÀ la fois éleveur de brebis et maire de sa commune, Olivier Maurin a publié un livre dans lequel il retrace l’histoire de la présence du loup en France. Il évoque aussi le décalage entre les écologistes et les ruraux qui, comme lui, en subissent aujourd’hui les conséquences. Entretien avec Olivier Maurin, auteur du Festin des loups.

 

| Si vous écrivez ce livre en tant que maire d’une commune rurale, vous êtes avant tout éleveur de brebis en Lozère. Quelles sont les différentes activités requises pour un tel métier ? 

Pour être paysan, éleveur de brebis notamment, il faut être avant tout courageux, travailleur et ne pas compter ses heures, week-end et jours fériés compris ! C’est la raison pour laquelle ce métier s’apparente presque à un sacerdoce, et d’ailleurs entre le pasteur et le pastoralisme, le berger doit toujours veiller à son troupeau… Les soins au troupeau de brebis sont quotidiens, que ce soit en menant les mères allaitantes, leurs agneaux, les brebis ge stantes ou en lutte (mises aux béliers) dans les bons pâturages en fonction de leurs différents besoins, ou en les nourrissant l’hiver en bergerie avec les foins et céréales récoltés sur la ferme l’été. Le travail de la terre est également important pour assurer des récoltes, que ce soit la fertilisation des prairies et prés de fauche avec du fumier de brebis permettant ainsi de récolter du foin de qualité pour l’hiver, ou bien encore le labour afin de semer dans de bonnes conditions les céréales d’automne ou de printemps indispensables à l’équilibre de l’exploitation pour sa production de grain et de paille. Il faut également être polyvalent afin de réparer le matériel agricole, savoir souder, ou bien encore fabriquer soi-même les piquets en châtaignier nécessaires à l’installation des clôtures qui parquent le troupeau. Bref, savoir travailler de ses mains et malgré tout avec sa tête, en acquérant au fil du temps une certaine expérience, toujours en lien avec la nature malgré parfois certains caprices difficiles à surmonter, comme les sécheresses, les inondations ou les fortes gelées…

| En quoi votre métier est-il indispensable à une nature belle et saine ?

Notre métier…

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Marguerite Aubry

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