Saint Pie X (1/3) : « Le monde avait besoin de telles mains »

Publié le 02 Oct 2024
pie x

Le 20 août 1914 s'éteignait le saint pape.

> DOSSIER « Saint Pie X, défenseur de la foi » (70e anniversaire de sa canonisation)

D’où venait ce pape providentiel ? Ou comment le pontificat de Giuseppe Sarto fut la réponse divine aux enjeux capitaux de l’Église et du monde de son temps.  

  Lors de sa béatification (juin 1951), le pape Pie XII rappelait qu’à toutes les étapes qui le conduisirent de l’humble foyer natal jusqu’à la tiare, Giuseppe Sarto resta le joyeux enfant de Riese, simple et accessible à tous, disponible pour les âmes de sa paroisse de campagne, de son diocèse de Mantoue, du patriarcat de Venise, et jusque sur le trône de Pierre. Pasteur par nature et par vocation, Pie XII voyait en son prédécesseur le pape providentiel envoyé par Dieu à une époque difficile de l’histoire de l’Église. D’où venait saint Pie X, et pourquoi le monde avait-il « besoin de telles mains » ?

Pasteur par tout son être

Né en 1835, deuxième d’une famille de dix ans enfants, Joseph Sarto dut attendre ses 12 ans, malgré son grand désir et selon l’usage de l’époque, pour faire sa première communion. Depuis son enfance, il se sentait appelé par le Seigneur à le suivre et le servir comme son prêtre. Il ne désespéra jamais de son appel sacerdotal, malgré le manque de moyens de ses parents. C’est finalement grâce au soutien financier de son curé qu’il pourra partir étudier. Au séminaire de Padoue, il est remarqué pour son amour de la liturgie et du chant grégorien [qu’il recommandera comme pape dans le motu proprio Tra le sollecitudini, cf. l’article de Jacques Dumesniel p.20]. Ordonné prêtre en 1858, il fut d’abord vicaire d’une paroisse rurale, Tombolo, où il se donna sans compter pour le salut des âmes. Il y mit aussi à profit ses talents pour initier les paroissiens au chant liturgique. Il gardera de cette période fondatrice un souvenir ému. Une dizaine d’années plus tard, on l’arracha à ses paroissiens pour lui confier une paroisse urbaine, à Salzano, puis en 1875 il devint chanoine de la cathédrale de Trévise et formateur au séminaire diocésain. Dans ce cadre, il intervint en 1882 lors d’un congrès européen de musique sacrée, soutenant la restauration du chant grégorien par les moines de Solesmes. Sa mission au service de la formation sacerdotale intervint au début de la crise moderniste, à laquelle il fut ainsi confronté pour la première fois.…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Abbé Paul Roy, FSSP

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Sanctus 16 (semaine du temps ordinaire)

Le Sanctus 16 est un des plus simples de toute la série. Il est daté du XIIIᵉ siècle et serait probablement d’origine anglo-saxonne. Il se présente comme une légère amplification d’une déclamation, et son caractère assez syllabique le range parmi les Sanctus les plus faciles à mémoriser et donc à chanter pour une foule. Il s’agit d’un 2ᵉ mode à l'ambitus assez restreint.

+

SANCTUS
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique | Kyrie 16 (jours ordinaires)

Le Kyrie 16 est le plus bref puisqu’il tient sur deux lignes de portée à peine. Il est daté des XIe-XIIIe siècles, mais il remonte sans aucun doute beaucoup plus haut et sa modalité est très archaïque. Il est marqué en 3ème mode et suit un schéma extrêmement simple : abaa’.

+

kyrie