> Initiatives chrétiennes (n° 1864)
Groupe de recherches fondé il y a cinq ans, le Studium Aquinas organise son premier colloque public au mois de novembre. Composé de clercs issus des milieux traditionnels, il s’est donné pour but de poursuivre des études de niveau universitaire dans le prolongement de la pensée du Docteur angélique. Entretien avec le père Joseph Gilliot (fsvf), membre du Studium Aquinas.
| Le vendredi 6 et le samedi 7 novembre prochain, le Studium Aquinas organise son premier colloque public, à la paroisse Saint-Roch, à Paris. Quelle est la vocation de ce groupe de travail ?
Le Studium Aquinas est né en 2021. C’était une initiative de l’abbé Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur. Il a ensuite été relancé en 2024 par l’abbé Pinoteau, des Missionnaires de la Miséricorde divine. Ce groupe a pour vocation de rassembler des prêtres ou des religieux versés dans les études, et qui appartiennent au communauté ex-Ecclesia Dei. Nous souhaitons produire un travail théologique propre à cette famille de pensée. En effet, depuis que le milieu traditionaliste existe, nous avons beaucoup insisté sur la défense de la liturgie et sur la transmission de la foi. Mais les questions universitaires ont été moins développées. C’est la mission que nous nous sommes donnée. Les membres de ce groupe ont en commun leur attachement à la doctrine de saint Thomas d’Aquin. Pour la plupart, nous avons eu les mêmes professeurs lors de notre formation initiale. C’est ce qui nous permet de nous retrouver pour avancer ensemble sur différents sujets.
| Vous avez choisi comme devise « Usque ad gaudium Veritatis ». Que veut-elle dire ?
Elle est tirée de saint Augustin. Celui-ci définit le bonheur comme la « joie de la vérité », « gaudium Veritatis ». Saint Thomas d’Aquin explique que, lorsqu’une faculté atteint sa finalité naturelle, une joie, un plaisir est associé à cet achèvement. Lorsque l’oreille entend, lorsque la bouche mange, il y a un certain plaisir qui peut en résulter. Il en est de même pour l’intelligence. Sa finalité est la vérité. Atteindre cette vérité, dans l’ordre naturel ou surnaturel, nous fait ressentir une grande joie : la joie de la vérité. Cette finalité sera parfaite au Ciel, comme le dit saint Paul, dans la première épître aux Corinthiens : « Ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu » (1 Co 13, 12). Cependant, nous pouvons l’atteindre en partie pendant notre…







