> L’Invité du Club des Hommes en noir : Stanislas von Mellenthin, historien
Le voyage de Léon XIV en France a été indéniablement un succès que seuls les laïcards les plus endurcis n’ont pas voulu saluer. À plus d’un titre, il s’agit d’une surprise qui mérite, une fois l’émotion passée, d’être analysée et comprise. Dans une société de l’emballement permanent, des petites phrases, des déclarations intempestives qui semblent gravées dans le marbre pour l’éternité, prendre de la hauteur et la nécessaire distance ne constitue pas un luxe mais une nécessité morale et spirituelle.
Dans son célèbre livre Le combat spirituel, particulièrement recommandé par saint François de Sales, le père Laurent Scupoli (1530-1610) s’en prenait déjà aux… réseaux sociaux, écrivant avec force :
« Un autre défaut contre lequel nous devons tenir notre intelligence en garde, c’est la curiosité. Ce vice, en remplissant notre esprit d’une multitude de pensées vaines ou coupables, le rend complètement impropre aux connaissances que réclament la mortification de nos passions et notre avancement spirituel. Soyez donc tout à fait mort aux choses de la terre ; ne recherchez point celles qui ne sont pas nécessaires, fussent-elles permises. Restreignez le plus possible les limites dans lesquelles se meut votre entendement ; prenez plaisir à le rendre insensé aux yeux des hommes. »
Fort de ces conseils, nous reviendrons dans l’émission de la semaine prochaine sur la visite apostolique de Léon XIV en France. En attendant, pour aller à l’essentiel, vous pouvez déjà commander le numéro de L’Homme Nouveau (n° 1863) consacré à ce voyage et qui reproduit notamment les principales interventions du Pape.
Et cette semaine, nous vous invitons à un petit voyage dans l’Histoire, en découvrant une figure qui a été laissée volontairement dans l’oubli, alors même qu’elle a occupé dans le catholicisme du XXᵉ siècle une place importante, que le Figaro en 1924 désignait comme « l’un des hommes les plus éminents de ce temps, à la fois vif et sage, lucide et malicieux, rêveur et sensé, grave quand il le faut, mais seulement quand il le faut, tout plein de cette allégresse d’esprit qui emporte vers les conquêtes. »
Cet homme, ce religieux, ce prêtre, ce théologien, c’est le père Joseph de Tonquédec de la Compagnie de Jésus auquel un jeune historien, Stanislas von Mellenthin, vient de consacrer une biographie très informée en s’appuyant sur des archives inédites. Il a bien voulu être l’invité du Club des Hommes en noir et présenter son livre, Joseph de Tonquédec, un jésuite face à la modernité (Via Romana).
Après cette émission, nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour un bilan sur la visite de Léon XIV en France. D’ici là que Dieu vous garde !











