« 40 Jours pour la Vie » : prier et jeûner contre l’avortement

Publié le 03 Oct 2025
40 jours pour la vie

L’antenne parisienne de « 40 jours pour la vie » prie devant la maternité de Port Royal. © Celette, CC BY-SA 4.0

> Initiatives chrétiennes
IMG 20250925 192618 copie 40 Jours pour la VieDepuis le 24 septembre et jusqu’au 2 novembre, des bénévoles se relaient chaque jour devant l’hôpital de Port-Royal, à Paris, pour prier le chapelet et jeûner dans le cadre de la campagne internationale 40 Days for Life. Clotilde Chompret, responsable de l’antenne parisienne, explique le sens de cette démarche de témoignage public et ses fruits spirituels.

 

| En quoi consiste cette initiative des « 40 Jours pour la Vie » ? 

Le programme est simple : prier devant un lieu où l’avortement est pratiqué et jeûner à cette intention. Depuis le 24 septembre, nous nous retrouvons devant un hôpital ou un centre d’avortement pour prier. Pour la branche parisienne de l’association, le rendez-vous est fixé devant l’hôpital de Port-Royal. Cette campagne s’achève le 2 novembre, jour des défunts. En binôme, pendant une heure par jour ou plus, nous prions le chapelet avec des prières que l’on peut retrouver dans le livret prévu à cet effet. Trois messes sont aussi célébrées au début, au milieu et à la fin de la campagne. Pendant la campagne de Toussaint, la dimension de jeûne est beaucoup plus personnelle mais durant le Carême, nous organisons, avec l’association « Va, Vis, Prie », une véritable chaîne de jeûne où chacun s’inscrit sur un calendrier afin d’avoir au moins une personne qui jeûne par jour. Le mouvement des « 40 Jours pour la Vie » a pour ambition de sauver des vies et d’être la voix de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer. L’association se déploie au niveau international et regroupe dans un même combat différents pays.  

| Prier 24 heures sur 24 pendant quarante jours est long. Comment faites-vous pour garder le rythme ? 

IMG 20250928 150934 1 40 Jours pour la Vie

Durant 40 jours, l’antenne assure 1 heure de permanence et de prière par jour. © 40 jours pour la vie

L’objectif est bien évidemment de pouvoir maintenir une prière constante pendant quarante jours devant un centre d’avortement. Il faut cependant être réaliste et pour l’instant nous n’avons pas encore assez de bénévoles pour assurer une veille aussi importante. À Paris, nous nous limitons à une heure de prière par jour. Nous nous sommes fixés un objectif raisonnable et atteignable. Sur le site, un formulaire d’inscription est établi pour que les roulements et la constitution des binômes soient fluides. Nous pouvons…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Domitille de Brü

Ce contenu pourrait vous intéresser

Société

Clarification sur la labellisation des médias

C’est logique ! de François-Marie Portes | À l’heure où la « labellisation » des médias s’impose dans le débat public, la distinction entre information et opinion est souvent invoquée comme une évidence. Or cette séparation est plus fragile qu’il n’y paraît : toutes deux relèvent du même ordre du discours et ne se distinguent que par leur rapport à la preuve et à la certitude.

+

label médias
À la uneSociétéFin de vie

La Fondation Jérôme Lejeune mobilise contre l’euthanasie

Lancée au début du mois de décembre par la Fondation Jérôme Lejeune, la pétition « Euthanasie : ne nous laissons pas abattre ! » a mobilisé en quelques semaines plus de 12 000 signataires. Ce chiffre n'est pas un simple indicateur de mobilisation : il dit quelque chose de plus profond sur l'état du débat public français autour de la fin de vie et il appelle à être amplifié, par la signature et le relais de cette pétition, alors que le calendrier parlementaire s'accélère.

+

fondation Lejeune euthanasie
SociétéAgriculteurs

Colère paysanne et hiver agricole

Alors que notre agriculture traverse les jours les plus noirs de son histoire, l’abattage stalinien des bovins et la violente répression para-militaire l’accompagnant ont choqué la France entière. Pendant ce temps, le ministère de l’Agriculture continue à se partager entre surdité et absurdité.

+

crise agricole paysan