Cases et Bulles : Un peu de bois et d’acier

Publié le 01 Avr 2020
Cases et Bulles : Un peu de bois et d’acier L'Homme Nouveau

Profiter du confinement pour approfondir ses connaissances de la Bande-Dessinée, c’est ce que L’Homme Nouveau souhaite vous proposer sur son site à travers ces notules de Richard de Seze : Cases et Bulles (retrouvez également nos vidéos sur la B.D.).

C’est un banc de square. Il est immobile – ou presque – pendant toute l’histoire. Qui consiste à montrer des gens qui passent devant le banc, s’assoient sur le banc, mangent sur le banc… Lisent, discutent, roulent, dorment (c’est un clochard), vivent, en un mot, sur le banc ; ou devant le banc. Pas une parole, pas un descriptif, aucune pensée intérieure, la bande dessinée est parfaitement muette et en noir et blanc. Peu à peu, certains personnages reviennent (outre le banc, qui est de toutes les cases). On les voit vivre, certains gags finement amorcés vingt ou cinquante pages plus tôt expriment tout leur suc. Le temps passe (les destins s’étalent sur des années), les rencontres se nouent, la mort frappe. On est sous le charme de cette approche purement visuelle, qui fait songer aux films de Pierre Étaix. Chabouté est un auteur atypique, avec des partis pris originaux, mais qui ne tombe jamais dans l’expérimental qui sent la sueur conceptuelle. Son Moby Dick vaut le détour, mais ses inspirations personnelles sont nonpareilles.

Chabouté, Un peu de bois et d’acier. Vents d’Ouest, 2012.

Richard de Seze parlait déjà de cette Bande-Dessinée dans son « Éloge du noir et blanc » sur notre chaîne Youtube : 

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