Ce samedi 22 février, à Mulhouse, Brahim Abdessemed, un Algérien clandestin a tué un homme de 69 ans. Dans la même journée, un prêtre d’Auxerre a été violemment agressé physiquement et verbalement par deux individus, toujours en fuite.
Lino Sousa Loureiro un homme de 69 ans a été tué samedi dernier au couteau et au tournevis par Brahim A., un Algérien musulman clandestin au marché de Mulhouse. Il a crié « Allah Akbar » et a blessé au moins cinq policiers, dont deux grièvement.
Cet individu est en situation irrégulière en France depuis 2014. Il a été interpellé et condamné à dix mois de prison fin 2023 pour apologie du terrorisme, après avoir publié une vidéo appelant au djihad en exhortant les musulmans à « combattre les mécréants ». Lors de son arrestation à l’époque, un couteau avait été retrouvé sous son oreiller, près du Coran. Il avait également fait la promotion de sa vidéo dans sa mosquée.
Brahim A. avait finalement été libéré avec un réduction de cinquante jours et placé sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). À dix reprises, les autorités françaises ont sollicité un laissez-passer consulaire auprès des autorités algériennes pour organiser son expulsion, mais Alger a systématiquement refusé. Son profil était bien connu des services de renseignements, qui l’avaient inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), comme l’a précisé le procureur de Mulhouse, Nicolas Heitz.
Samedi soir, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a critiqué l’Algérie pour son absence de coopération. Sur les réseaux, Marion Maréchal s’est exprimée publiquement en pointant du doigt « le résultat du laxisme migratoire et de la faiblesse face à l’islamisme ». Elle interroge : « combien d’autres bombes à retardement sont présentes sur le territoire et prêtes à frapper ? »
Des attaques nombreuses
En France depuis 2017, 29 personnes auraient été tuées par des islamistes et plus de 50 attaques ont été déjouées. Le dernier attentat signalé en France remonte au mois dernier, lorsqu’un homme de 32 ans avait attaqué au couteau une personne en criant « Allah Akbar » dans un supermarché d’Apt (Vaucluse).
Fin janvier, le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, avait précisé que « l’absence de victimes mortelles suite à une action terroriste en 2024 en France ne traduit pas une réduction du risque terroriste », déclarant que neuf attentats avaient été évités l’an passé. En 2024, 85 enquêtes préliminaires ont été ouvertes par le Parquet National Antiterroriste (Pnat), dont 66 concernant spécifiquement le jihadisme, une augmentation de 70 % par rapport à 2023, a souligné Olivier Christen.
Agression d’un prêtre
Ce même samedi 22 février, aux alentours de 8 h 45 à Auxerre, un prêtre catholique a également été agressé. En train d’ouvrir son église de Saint-Eusèbe, il a été insulté et frappé par deux individus. L’un d’eux a proféré des insultes à caractère antireligieux avant de passer à l’acte, renversant le prêtre et lui assénant de nombreux coups de poing dans le visage.
Le prêtre a été transporté à l’hôpital dans un état de choc. Bien que les raisons de l’agression restent floues, il semble qu’une hostilité envers l’Église ait motivé ces actes de violence. Les suspects, deux jeunes hommes résidant à Auxerre, sont toujours recherchés par les forces de l’ordre. Le diocèse ne souhaite pour le moment pas s’exprimer davantage sur cette agression.
L’attaque de Mulhouse et l’agression du prêtre ce samedi révèlent une réalité alarmante : un laxisme migratoire ayant, entre autres, pour conséquences une augmentation des persécutions envers les catholiques.
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