L’État doit près d’un milliard à l’Enseignement catholique !

Publié le 25 Nov 2025
professeur école privé enseignement catholique
Après la question du temps de prière en classe et celle de l’application du programme d’Éducation affective et sexuelle (Evars) dans l’enseignement catholique, ce dernier dénonce le manque de financements publics convenus par la loi Debré, mais souvent considérés à tort comme facultatifs.

  L’Enseignement catholique a décidé de hausser le ton et dénonce ouvertement un manque de près d’un milliard d’euros dans les financements publics qui lui sont dus. Une étude de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec) révèle en effet un déficit massif : 900 millions d’euros par an, soit 450 euros manquants par élève sous contrat. En cause : le non-respect du forfait d’externat, pourtant prévu par la loi Debré de 1959, qui impose un financement à parité entre élèves du public et du privé sous contrat. 


Ce dossier pourrait vous intéresser :


Depuis plusieurs années, de nombreuses collectivités locales considèrent ces versements comme une simple subvention, donc facultative. Or il s’agit d’une obligation légale, rappelée avec force par Pierre-Vincent Guéret, président de la Fnogec, qui insiste : « Ce n’est pas une aide discrétionnaire mais une contrepartie à une mission de service public. » Les communes, départements et régions doivent financer les dépenses de fonctionnement et les personnels non enseignants. Pourtant, l’étude pointe des écarts spectaculaires du simple au triple pour départements et régions. En Corse, un lycéen du privé reçoit 459 €, contre 1 123 € en Bourgogne-Franche-Comté. Ces disparités créent une véritable « loterie du code postal ».  Ce sous-financement chronique fragilise particulièrement les petites écoles rurales, dont le modèle économique était déjà tendu. Guillaume Prévost, secrétaire général de l’Enseignement catholique, s’alarme : « Le risque est qu’on cherche à fermer nos écoles pour maintenir l’école publique dans un contexte de baisse démographique. » Faute de moyens, certaines communes renoncent aussi à desservir les établissements catholiques dans leurs plans de transports scolaires, pénalisant les familles et renforçant les inégalités territoriales. 


Ces articles pourraient vous intéresser :

    …

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Marie Etcheverry

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéBioéthiqueÉducation

La santé, cache-sexe de l’idéologie progressiste

La mainmise de l’État sur tous les domaines de la vie est particulièrement flagrante dans ce qu’il est convenu d’appeler la « santé sexuelle ». Sous le prétexte sanitaire se dissimule une nouvelle « morale » qui risque de condamner à terme toute résistance à une idéologie encourageant les comportements les plus déviants et toute référence à l’Évangile.

+

santé sexuelle gouvernement
Société

Mettre le feu

L’Essentiel de Joël Hautebert | Deux événements de ces derniers jours font ressortir le contraste brutal entre la jeunesse chrétienne et celle des lycéens en colère. Mais quoi d’étonnant pour celui qui sait ce qui enflamme les uns et les autres ? Une feuille de route a été donnée par Léon XIV à ceux qui recherchent la vie éternelle, laquelle ne leur sera offerte qu’au bout d’un engagement spirituel enraciné dans le charnel.

+

feu jeune jeunesse pape manifestations
SociétéLectures

Comment je suis devenu petit !

Carte blanche à Yves Chiron | Anthony Aubé a 42 ans et mesure 1,15 m. Il est atteint d’une pathologie désormais bien identifiée : la DSEC (dysplasie spondylo-épiphysaire congénitale), une des formes de ce que l’on appelait jadis le « nanisme ». Dans Comment je suis devenu petit !, il s’exprime sur ses difficultés de santé, ses défis scolaires et professionnels mais aussi sur le droit à la vie.

+

Anthony Aubé nain petit livre
Société

Avis d’épidémie en année électorale

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les débats en vue de l'élection présidentielle abondent. Un peu de logique... et d'humour peuvent aider à appréhender sereinement ces élections et y voir clair dans les divers discours.

+

élection présidentielle électoral épidémie
SociétéÉducation

Éducation nationale : de l’impasse à l’hypocrisie

Entretien | Benoît Champagne exerce comme professeur de lettres à Trappes, en réseau d’éducation prioritaire (REP+). Les lycées locaux ont été le cadre de troubles et de violences, à l’heure des blocages. Mais c’est une interrogation sur toute l’Éducation nationale qu’il convient de poser.

+

blocage lycée éducation nationale
SociétéArt et Patrimoine

Le sens de la pente

Carte blanche à Marie Piloquet | Le Beau n’advient pas seul. Il lui faut, pour le faire éclore, une tension certaine, le choix de la persévérance, le goût de l’ascèse et la transmission. Le chemin n’est pas lisse et la pente a un sens.

+

musique classique pente Ephata