> DOSSIER : « L’ADMD : enquête sur une étrange association »
Depuis plusieurs mois, l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), une organisation de juristes chrétiens, se mobilise contre le projet de loi française sur l’euthanasie à travers des travaux de grande qualité. Mais son champ d’action est beaucoup plus vaste comme le précise ici son directeur, Grégor Puppinck.
| Pourquoi l’ECLJ a-t-il pris à bras le corps le sujet de l’euthanasie ?
Pour le bien commun et la défense des plus fragiles. Le texte de loi sur l’euthanasie est le signe d’une dérive mortifère de la société contre laquelle nous nous battons. S’il est adopté, il causera de nombreux drames comme on le voit dans d’autres pays. Une fois que la porte est ouverte, nous savons où cela nous mènera. Cette loi propose une conception de l’homme qui conduit à une forme de déshumanisation.
| Sur quelle anthropologie l’ECLJ se fonde-t-il pour y répondre ?
Nous sommes chrétiens : nous croyons en un Dieu créateur. Or la question de l’euthanasie est une question religieuse. Les personnes favorables sont athées, et généralement franc-maçonnes : la vie est pour elles absurde, il faut la maîtriser. À l’opposé, les chrétiens comprennent le sens de la vie et chérissent la charité qui implique le soin, l’attention et le respect de la faiblesse, synonyme de misère et de dégradation pour les premiers. C’est le christianisme qui a apporté cette charité, ce respect de la vie jusqu’au bout. Nous devons être sincères et répondre par la charité face à la force.
| Plus largement, quelle est la raison d’être de l’ECLJ ? Quand et pourquoi a-t-il été fondé ?
L’ECLJ a été fondé en 1998 par deux avocats. Nous sommes une organisation de juristes chrétiens, uniquement financée par des dons. Nous nous battons notamment contre l’avortement et pour la défense des libertés de l’Église et de tous les chrétiens. Nous avons un rôle de plaidoyer et de défense au niveau européen, mais aussi dans le monde depuis 2007 où nous avons obtenu un statut consultatif auprès de l’Organisation des Nations unies. Nous avons également un bureau au Pakistan, où nous dirigeons et soutenons une équipe d’avocats.
| Quels sont vos champs d’action ?
Nous travaillons sur…







