Invoquer le Saint-Esprit pour garder la mémoire du passé

Publié le 15 Juin 2022
Invoquer le Saint-Esprit pour garder la mémoire du passé L'Homme Nouveau

Tant lors de son homélie qu’au moment de la récitation de l’Angélus le dimanche de la Pentecôte, le Pape, comme il le fait très souvent du reste, a rappelé l’importance de la mémoire qui nous relie au passé et donc à l’histoire et à la Tradition. Rappel particulièrement opportun en ce jour de Pentecôte, car sans l’Esprit Saint qui nous remémore Jésus, la foi perd la mémoire et devient un simple souvenir. La mémoire, elle, est vivante et cette mémoire est apportée par l’Esprit Saint. Et nous, sommes-nous des chrétiens privés de mémoire ? Attention ! Veillons à ne pas le devenir. Le remède consiste à invoquer l’Esprit Saint. La perte de la mémoire, organisée et programmée depuis des années par le mystère d’iniquité, a pour but de déraciner les hommes, de leur faire perdre leurs repères sûrs, les livrant ainsi à la peur et les rendant manipulables.

Le Saint  Esprit, mémoire de l’Église, nous rattache à notre passé et ainsi à la grande Tradition de l’Église, nous montrant ainsi par où il faut marcher pour arriver à Dieu. C’est donc une mémoire active qui rappelle à chacun le sens et l’existence du Dieu amour. La perte de la mémoire est l’une des plus grandes pandémies au monde, qui entraîne la perte du sens de Dieu sinon sa mort, la perte du sens du péché et la perte de toutes les traditions. Elle tue ainsi spirituellement et moralement. Alors comment s’étonner qu’on ait oublié ce que l’Église fit dans le passé pour lutter contre les pandémies ? Comment s’étonner qu’on ait fermé les églises alors que jusqu’à présent la première chose que l’on faisait c’était de les ouvrir ? Oui, au cours des siècles, les pandémies furent nombreuses : pestes – dont la plus célèbre fut la peste noire –, choléra, lèpre (cf. les Évangiles), paludisme, grippe (avant la grippe espagnole, une épidémie de grippe ravagea Malte et le bassin méditerranéen) etc. Les pandémies ne sont donc pas nouvelles, mais la perte de la mémoire a fait que pour la plupart des gens cette pandémie était inédite et cela d’autant plus que cet oubli favorise la manipulation en engendrant la peur. Mais il y a pire. Jusqu’à la pandémie de la Covid, la mémoire nous rappelait que nous dépendions de Dieu et de sa divine Providence à laquelle nous devons non seulement nous soumettre mais encore faire confiance (on était dans la perspective du faire crédit à Dieu du livre de Job et de l’affirmation : « pas un de vos cheveux ne tombera de votre tête sans la permission de votre Père céleste »). Dieu était au centre et toute pandémie était perçue dans la ligne des quatre points fondamentaux de toute prophétie biblique : 1) constat du péché – 2) appel à la conversion – 3) châtiment si la conversion n’avait pas lieu et enfin – 4) paix messianique. Cela est très visible chez saint Francesco et sainte Jacinta atteints de la grippe espagnole. Dans cette perspective, les moyens recommandés pour sortir d’une pandémie étaient la prière sous toutes ses formes y compris les pèlerinages, la pénitence (les Flagellant lors de la peste noire). En un mot, on avait d’abord recours à Dieu, car tout était centré sur lui. On demandait la charité toujours créative et bien sûr la sainteté. Avec la perte de la mémoire, le centre n’est plus Dieu mais l’homme seul capable, soit-disant, par sa science de nous sauver. La prière elle même ne l’est qu’en vue de l’homme. Combien ont songé lors de la pandémie de la Covid à demandéer au Seigneur que sa volonté soit faite ? La pandémie de l’avortement, car c’en est une, est très significative de ce renversement à 180° dans la mentalité contemporaine. Que Marie nous apprenne à démasquer la vraie pandémie pour la combattre.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Alléluia Caro mea (Fête Dieu)

Pour l’alléluia de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, saint Thomas s'est contenté de reprendre deux versets de l'Évangile de saint Jean retenu pour la solennité. Ils sont extraits de l'impressionnant et long chapitre 6 et plus précisément à ce que l'on appelle le « discours sur le pain de vie ». La mélodie est empruntée au 7e mode et assez somptueuse.

+

alléluia corps
À la uneÉgliseÉglise de FranceFin de vie

150 ans de Pellevoisin (3/4) : La fin de vie n’est pas la vie finie

DOSSIER n° 1856 « Jubilé de Pellevoisin : 150 ans de dévotion discrète » | À côté de la vie d'Estelle Faguette et du récit des apparitions de Pellevoisin, il convient d'en souligner l'axe pastoral très actuel, tel qu'il semble se dessiner, un siècle plus tard, dans le climat si « particulier » de notre monde occidental, vis-à-vis de la maladie, du soin porté à l'autre et de la vie finissante.

+

IMG 1748 pellevoisin
ÉgliseÉglise de France

150 ans de Pellevoisin (1/4) : Notre-Dame, une « Mère toute Miséricordieuse »

DOSSIER n° 1856 « Jubilé de Pellevoisin : 150 ans de dévotion discrète » | Dans ses quinze apparitions à Pellevoisin au cours de l'année 1876, la Vierge Marie est venue offrir la miséricorde de Dieu à qui en fait la demande, en répondant à la prière d'Estelle Faguette de la guérir. Un message que l'Eglise a reconnu et auquel elle invite à répondre avec confiance, notamment par le port du scapulaire du Sacré Cœur.

+

Pellevoisin