Bronzer jusqu’à l’âme : entretien avec l’abbé de Tanoüarn

Publié le 25 Juin 2014
Bronzer jusqu’à l’âme : entretien avec l'abbé de Tanoüarn L'Homme Nouveau

Alors que la période des vacances arrivent très vite, nous avons rencontré l’abbé Guillaume de Tanoüarn, fondateur du Centre culturel Saint-Paul, à Paris. Il vient de faire paraître un petit livre au titre ambitieux qui cache de véritables pépites spirituelles. Rencontre avec un prêtre hors du commun.

Bronzer jusqu’à l’âme… Les vacances ne seraient-elles pas plutôt un temps de repos spirituel ?

Repos spirituel ? Vous voulez dire que pendant les vacances, on déboucle le ceinturon et on arrête tout ? Je ne crois pas que ce soit le sens des vacances. De vraies vacances nous permettent de rompre avec les sollicitations en tout genre et de nous recentrer paisiblement sur l’essentiel, ne serait-ce qu’en regardant de beaux paysages. Les vacances ? Elles sont partie intégrante de notre écosystème spirituel. C’est l’été qu’on trouve le temps de se souvenir que l’on a une âme. La formule qui sert de titre – Bronzer jusqu’à l’âme – est volontairement un peu provocatrice. Elle voudrait juste indiquer que, même si le bronzing peut être mauvais pour la santé, l’activité qui consiste à se dorer la pilule, côté pile ou côté face, peut, livre en main, comporter un risque autrement plus grand pour le confort quotidien : le risque de retrouver Dieu. « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos, dans une chambre » (Br.139), comme disait Pascal. Dans une chambre, sans doute, mais pourquoi pas au soleil ? « Dieu est le soleil de justice, dit le prophète Malachie. Dans les rayons de sa puissance, Il nous porte la guérison » (cf. Ml. 3, 20).

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Parce que j’ai pensé qu’il y avait un vide dans ce domaine : l’été est une période propice à la vie spirituelle, parce que tout le monde marque une pause, mais c’est aussi une période spirituellement négligée. Pour le Carême, il existe beaucoup de brochures, permettant de le suivre au jour le jour – dont une selon le rite extraordinaire, celle que nous avons déjà publiée cette année au Centre Saint Paul, qui est intitulée 40 Paroles d’Évangile. Pour l’été, que je sache, il n’y avait rien pour mettre dans le sac de plage. Voilà donc Bronzer jusqu’à l’âme.

À qui s’adresse-t-il ?

Il a une cible très précise, il s’adresse à ceux, jeunes et vieux, qui portent dans leur cœur l’avenir de notre Église et que j’appellerais volontiers les « tradismatiques ». Qui sont les tradismatiques ? Ceux qui, dans l’universel écroulement de la culture catholique dû à la Révolution culturelle de l’après-Concile, proviennent soit de la Fraternité Saint-Pie X, soit des Fraternités dites Ecclesia Dei, soit des différentes communautés nouvelles qui fleurissent ici et là dans notre vieille chrétienté, pour faire refleurir le vieil arbre. Une seule condition : ne pas faire d’allergie vis-à-vis du calendrier traditionnel, élargi aux nouvelles fêtes des saints, par exemple saint Maximilien Kolbe le 14 août. Chaque jour de l’été, il y a un texte de méditation et deux intentions concrètes, ce qui permet à chacun d’y trouver son compte et de lutter contre l’ennui, grande maladie des vacances.

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Abbé Guillaume de Tanoüarn, Bronzer jusqu’à l’âme, éd. Centre Saint Paul, 306 p. 15 euros franco de port.

Les commandes sont à adresser au Centre Saint-Paul, 12, rue Saint-Joseph, 75002 Paris, par chèque à l’ordre de l’ADCC.

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