Le Noël des prêtres : le témoignage de l’abbé Grosjean

Publié le 22 Déc 2017
Le Noël des prêtres : le témoignage de l'abbé Grosjean L'Homme Nouveau
Lors de cette grande fête qu’est Noël, l’attention est tournée vers la crèche. On profite de l’occasion pour se retrouver en famille. Les messes sont belles, la table est dressée, les cadeaux sont placés sous le sapin… Mais pensons-nous assez à nos prêtres ? Noël est vécu différemment pour ceux qui nourrissent et soignent les âmes. Confessions, messes… ils vivents un mois de décembre chargé.
En plus de l’article dans le numéro 1653 (Le « marathon des messes » de Noël : des prêtres racontent – 2017) retrouvez les témoignages de deux prêtres.

 

La fête de Noël est toujours pour moi une vraie joie, au milieu d’une certaine… fatigue ! Il est vrai que les mois de novembre et décembre ne sont pas toujours faciles pour chacun de nous. Peu de soleil, la nuit tombe vite, la fatigue s’accumule. On sent bien que tout le monde peine un peu. La préparation des célébrations de Noël demande du travail à beaucoup dans la paroisse. On veut en faite une belle occasion d’évangéliser tous ceux qui viendront pour la seule fois dans l’année… la chorale répète, on nettoie l’église, l’équipe d’accueil prépare la façon d’accueillir tous ceux qui viendront : chocolat chaud à la sortie, petit livret explicatif, etc.  Le curé, lui, confesse ! 

Mais tout cela se mêle d’une joie grandissante. Joie de ces confessions que le bon Dieu attendaient parfois depuis plusieurs années… Joie de voir des chrétiens de toutes les générations venir prier devant la crèche. Je suis chaque année étonné de voir l’attraction mystérieuse qu’elle suscite. Comme si chacun se sentait accueilli, attendu. Auprès de la crèche, tous retrouvent un coeur d’enfant, qui naturellement prie et se sent aimé. Joie aussi de voir l’église pleine pour les deux messes, du soir et de la nuit… Beaucoup viennent de loin, géographiquement ou spirituellement ! Mais ce soir-là, ils se sentent accueillis. « Ils reviennent à la maison » en quelque sorte. La beauté de la liturgie impose à tous un grand respect, l’assemblée devient fervente, beaucoup sont émus. Le mystère de Noël, d’un Dieu qui se fait proche, ne laisse personne insensible. Le temps de la messe, on revient à l’essentiel. Qu’en restera-t-il ensuite ? C’est le secret de Dieu. Le prêtre a le sentiment d’être le serviteur d’un mystère qui lui échappe.

Tous repartent heureux, il y a une joie paisible. Souvent, on me propose de passer dans telle ou telle famille. La fatigue prend vite le dessus. Il faudra demain accueillir ceux qui viennent pour la messe du matin. Puis, enfin, s’accorder à son tour quelques jours de repos bien mérité ! 

Cette nuit de Noël, pour le prêtre comme pour les fidèles, garde une atmosphère toujours particulière, unique dans l’année. Cette nuit-là, Dieu se fait proche et les cœurs se laissent toucher. 

 

DOSSIER | Le « marathon des messes » de Noël : des prêtres racontent (n° 1653) :

  1. Le Noël des prêtres : le témoignage de l’abbé Grosjean
  2. Le Noël des prêtres : Christian Venard ou le Noël d’un aumônier militaire

 

Abbe Grosjean

Abbe Grosjean

Ce contenu pourrait vous intéresser

Église

Maria Alvarado : une laïque à la tête de la communication du Saint-Siège

Jamais une femme non religieuse n’aura eu une telle responsabilité au Vatican. La nomination de Maria Montserrat Alvarado, jeune Mexicano-Américaine et présidente d’EWTN News, pour diriger la communication au Vatican marque l’ouverture d’une ère nouvelle, tournée non plus vers l’Europe, où la foi décline, mais davantage vers les Amériques.

+

maria Alvarado EWTN vatican communication
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Agnus Dei 16 (Féries per annum)

Voici un Agnus Dei très ancien, daté du Xᵉ siècle, et représenté par de nombreuses sources manuscrites en provenance de toute l’Europe. Sa mélodie du 1er mode est très simple et alterne avec discrétion les courts passages syllabiques et de sobres formules neumatiques.

+

alléluia corps Agnus Dei
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Sanctus 16 (semaine du temps ordinaire)

Le Sanctus 16 est un des plus simples de toute la série. Il est daté du XIIIᵉ siècle et serait probablement d’origine anglo-saxonne. Il se présente comme une légère amplification d’une déclamation, et son caractère assez syllabique le range parmi les Sanctus les plus faciles à mémoriser et donc à chanter pour une foule. Il s’agit d’un 2ᵉ mode à l'ambitus assez restreint.

+

SANCTUS
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique | Kyrie 16 (jours ordinaires)

Le Kyrie 16 est le plus bref puisqu’il tient sur deux lignes de portée à peine. Il est daté des XIe-XIIIe siècles, mais il remonte sans aucun doute beaucoup plus haut et sa modalité est très archaïque. Il est marqué en 3ème mode et suit un schéma extrêmement simple : abaa’.

+

kyrie