A quotidien n°192 : décoloniser notre histoire

Publié le 21 Avr 2021
A quotidien n°192 : décoloniser notre histoire L'Homme Nouveau

La nouvelle semble être passée inaperçue. Le dimanche 18 avril, le Président de la République, Emmanuel Macron a donné un entretien à la chaîne américaine CBS. Le quotidien Présent (20 avril 2021) rapporte et analyse l’événement.

Il n’y avait pas d’interprète, le président Français s’est exprimé en anglais tout au long de l’interview. Ce premier point est révélateur de la mentalité et de l’idéologie du chef de l’Etat. Un autre choix était d’affirmer l’indépendance de la France. De ce point de vue, la langue est un outil fondamental de souveraineté.

Les sujets abordés furent nombreux, dont la situation sanitaire en France ou les restrictions concernant les voyages. (…)

A propos de la politique intérieure française, le président de la République a exprimé une incongruité du même ordre que celle où il affirmait, depuis l’étranger déjà, qu’il n’y aurait « pas de culture française ». Cette fois, Emmanuel Macron a indiqué que nous aurions le devoir de « décoloniser notre histoire ». Peu Français au fond, mondialiste déraciné, Macron ne parvient pas à empêcher le naturel de revenir au galop dès qu’il quitte le sol national. (…)

Macron a alors insisté sur le fait que la France était un Etat « colonial » et que, du fait de son histoire, notre pays appartiendrait encore aux « pays coloniaux avec toujours de l’immigration, avec beaucoup de gens venant des anciennes colonies et du continent africain ». Un aveu en creux : « beaucoup » d’Africains migrent en France. Mais ce n’était pas le sens de ses propos. Leur sens était plus idéologique, plus précis et, en tout cas, cela devrait être relevé ainsi, proprement incroyable dans la bouche du garant de la Nation : « Nous devons déconstruire notre propre histoire. » Pour ceux qui en doutaient encore, il n’y a pas de complot mais la simple volonté des tenants du pouvoir dominant de supprimer les racines, y compris l’histoire. La volonté de retirer le réel de la photographie de famille s’exerce au grand jour.

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