Abbaye de La Lucerne : Un centre spirituel au pied du Mont Saint-Michel

Publié le 25 Août 2023
abbaye de la lucerne
> Initiatives chrétiennes
Installé depuis le 8 septembre 2022, soit presque un an, dans une abbaye normande prémontrée, le Centre spirituel et culturel de La Lucerne reçoit familles et groupes, offrant accueil et retraites spirituelles. Présentation par l’abbé Henri Vallançon, qui, avec l’abbé Antoine, est membre de la Fraternité canoniale de l’Abbaye de La Lucerne.

 

| Comment est né votre projet ?

Prêtres du diocèse de Coutances et Avranches, l’abbé Guillaume Antoine et moi avons expérimenté de façon prolongée la dévitalisation inexorable de nos paroisses rurales. Face à cette dure réalité, nous n’avions que deux alternatives: soit nous laisser progressivement glisser sur la pente d’une désespérance secrète en acceptant l’impuissance de notre ministère sacerdotal, soit reprendre les choses en main. Un pèlerinage au tombeau de saint Padre Pio et au Mont-Gargan nous a donné l’occasion de jeter les bases d’un projet de vie spirituelle et pastorale. Nous sommes allés peu après en faire part à notre évêque, Mgr Le Boulc’h. Au terme de plus de deux années de discussions, il a accepté notre projet de créer à l’abbaye de La Lucerne un centre spirituel et culturel.  

 

| Pourquoi avoir choisi l’abbaye de La Lucerne ?

L’abbaye est l’une des plus anciennes de l’Ordre des Prémontrés, depuis sa fondation en 1143 jusqu’à la Révolution française. Largement démantelée au XIXe siècle, elle fut rachetée en 1959 par l’abbé Marcel Lelégard (1925-1994). Pendant trente-cinq ans, il dirigea et finança d’immenses chantiers de restauration et de reconstruction.  Après plusieurs tentatives infructueuses pour faire vivre ici une communauté, l’abbé Lelégard créa en 1981 une Fondation d’utilité publique, en inscrivant dans ses statuts sa finalité: travailler au rétablissement de la vie religieuse en son sein. Mais l’abbé a aussi créé avec le père Louis Bouyer, qui a vécu plus de quinze ans ici, une fraternité canoniale dont nous sommes membres, et a maintenu, contre vents et marées, la liturgie traditionnelle selon le Propre du diocèse de Coutances, avec offices en latin et plain-chant grégorien. Quand j’étais enfant, nous venions régulièrement à la messe ici en famille.  Située à 15 minutes en voiture et 2 heures 30 à pied de Genêts, point de départ de la traversée des grèves du Mont Saint-Michel, près de la côte atlantique, dans un exceptionnel écrin de nature qui est un…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Maitena Urbistondoy

Maitena Urbistondoy

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLéon XIVMagistère

Magnifica Humanitas ou l’Église face à l’IA

Le pape Léon XIV a publié sa première encyclique, Magnifica Humanitas, le 25 mai dernier, lundi de la Pentecôte. Principalement consacrée aux dangers de l’Intelligence artificielle, elle se présente comme une encyclique sociale, confirmant ainsi la filiation revendiquée de l’actuel souverain pontife avec son prédécesseur, Léon XIII, le pape de Rerum Novarum.

+

Léon XIV magnifica Humanitas
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Alléluia Caro mea (Fête Dieu)

Pour l’alléluia de la Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, saint Thomas s'est contenté de reprendre deux versets de l'Évangile de saint Jean retenu pour la solennité. Ils sont extraits de l'impressionnant et long chapitre 6 et plus précisément à ce que l'on appelle le « discours sur le pain de vie ». La mélodie est empruntée au 7e mode et assez somptueuse.

+

alléluia corps