Au quotidien n°249 : avortement et communion, l’approche « pastorale »

Publié le 16 Sep 2021

De retour de son voyage en Hongrie et en Slovaquie, le pape François a repris, le mercredi 15 septembre dernier, ses entretiens dans l’avion avec les journalistes. Selon La Croix (16 septembre 2021), il a abordé la question de la communion aux hommes politiques favorables à l’avortement…

François a aussi été interrogé sur le débat très vif aux États-Unis sur la situation du président Joe Biden à qui certains évêques américains veulent refuser la communion en raison de son soutien à l’avortement.

Il a d’abord rappelé sa condamnation de l’avortement, estimant une nouvelle fois qu’à ses yeux, une interruption volontaire de grossesse était l’équivalent d’un meurtre. « Est-il juste de supprimer une vie humaine pour résoudre un problème ? » a interrogé le pape. Mais à ce rappel de la doctrine, le pape a ajouté que la communion n’était pas une « récompense pour les gens parfaits ». Dans de tels cas, cela reviendrait à se rapprocher du « jansénisme » a-t-il jugé.

Refusant de donner une réponse sur le cas particulier du président américain, il a néanmoins affirmé que les évêques devaient adopter une approche pastorale de ce type de problème. Une attitude faite de proximité, de compassion et de tendresse, a explicité le pape. « Le pasteur sait ce qu’il doit faire dans chaque moment. Mais s’il sort de ce caractère pastoral de l’Église, il devient immédiatement un politique », a-t-il mis en garde. Avant d’ajouter : « À chaque fois que les évêques n’ont pas géré les problèmes comme des pasteurs, il y a eu des problèmes qui se sont répercutés sur la vie politique ».

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