Au quotidien n°288 : à Rome, la liturgie traditionnelle interdite pour le Triduum Pascal

Publié le 12 Nov 2021
Maugendre, organisateur du colloque « Quel avenir pour la messe traditionnelle ? »

Sur son blog, la journaliste Jeanne Smits publie la traduction en langue française de la lettre du cardinal vicaire de Rome, Angelo De Donatis, interdisant purement et simplement la célébration du Triduum Pascal selon la liturgie de 1962. Une décision d’autant plus arbitraire et aberrante que vient de se dérouler à Rome le pèlerinage « Summorum Pontificum » dont le point d’orgue fut la célébration de la messe traditionnelle à Saint-Pierre. La question se pose donc : qui a intérêt à souffler le chaud et le froid, au détriment du bien des âmes ? Et qui a intérêt à raviver la guerre liturgique ?

La lettre émane d’un cardinal, et du cardinal vicaire du diocèse de Rome, c’est dire sa proximité avec le pape François au nom duquel il prend ces décisions violentes : Angelo De Donatis vient de rendre publiques les dispositions locales (à Rome, ndlr) pour la mise en œuvre de Traditionis custodes, où il interdit purement et simplement la célébration du Triduum pascal selon le missel de 1962. Il proscrit également la célébration des autres sacrements – et donc le baptême, la confirmation… – selon la liturgie traditionnelle de l’Eglise, alors même qu’ils ne sont pas visés par le Motu proprio cyniquement nommé Traditionis custodes.

(…) les apostolats de la Fraternité Saint-Pierre (la Trinité des Pèlerins) et de l’Institut du Christ Roi (saints Celse et Julien) sont directement visés par ces cruelles dispositions qui privent les fidèles de Rome des offices traditionnels du Jeudi, Vendredi et Samedi Saints, et même du Dimanche de Pâques, dans tous les lieux où le rite traditionnel est autorisé.

Pour le reste de l’année, les exigences du cardinal de Donatis sont précises et nombreuses : aucun prêtre n’est autorisé à célébrer selon le rite traditionnel sans l’autorisation préalable de l’évêque diocésain. A Rome, cela veut dire, in fine, le pape lui-même. Qui porte donc la responsabilité ultime de ce tour de vis.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéBioéthique

Transgenrisme (3/4) : Soigner à la française les mineurs tourmentés

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | Christian Flavigny, pédopsychiatre français, a vu venir de loin ce mouvement d’embrasement de la théorie du Genre et s’attache, depuis 2012, à en contrer les ravages chez les mineurs. La manifestation de ce qu’on appelle « dysphorie de Genre », chez l’enfant, est un tourment auquel la psychologie, telle qu’elle est pratiquée en France, peut et doit apporter son aide.

+

transgenrisme genre mineur
À la uneSociétéBioéthique

Transgenrisme (2/4) : Les autorités et le corps médical vont-ils enfin ouvrir les yeux ?

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | En France, le droit à l’auto-détermination de genre a fini par s'imposer, que ce soit dans le domaine médical ou juridique. Et la récente note de cadrage de la Haute Autorité de Santé ne laisse pas espérer une meilleure prise en charge des mineurs dits en « questionnement de genre », alors que de nouvelles études internationales prouvent scientifiquement le caractère inutile, voire nocif, des démarches « trans-affirmatives ».

+

transgenrisme médiale
SociétéBioéthique

Transgenrisme (1/4) : Une révolution en marche

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | L’idée de changer de sexe ne date pas d’hier, mais sa mise en application sociale, politique, voire anthropologique est une réalité désormais à la portée de tous. À l’école ou en compétition sportive, dans les lois et les cliniques, le mouvement a pris une ampleur inédite, au niveau mondial. Et quoiqu’on perçoive la montée d’une saine opposition, le combat reste prégnant.

+

transgenrisme
ChroniquesSociété

La « Nouvelle France » : concept ou création ?

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les récentes élections municipales ont laissé penser qu'émergerait une « Nouvelle France » portée par le parti de Jean-Luc Mélenchon. Que révèle cette notion et surtout quelle logique démontre-t-elle ? En utilisant des termes flous, ne cherche-t-on pas à rassembler autour d'un réel « fabriqué » ?

+

nouvelle france