Au quotidien n°312 : le drôle de jeu dangereux de l’Otan

Publié le 17 Déc 2021
Au quotidien n°312 : le drôle de jeu dangereux de l’Otan L'Homme Nouveau

Face à l’ogre russe, il est bon de mobiliser toutes les bonnes consciences. Marianne (10 décembre 2021) rappelle la complexité de la situation et des données géopolitiques passées sous silence habituellement par les chœurs médiatiques.

À écouter le ronron médiatique, la question n’est pas de savoir si la Russie va envahir l’Ukraine mais quand. Selon le Washington Post, 175 000 soldats russes, répartis en 100 bataillons, sont sur le pied de guerre. Il ne manque que le menu servi aux officiers pour nourrir une campagne largement relayée dans une presse française qui prend les assertions de l’Alliance atlantique pour parole d’évangile.

Il est sans doute avéré que le Kremlin se prépare à toutes les éventualités, même si les exercices militaires susdits se déroulent à 250 km de la frontière avec l’Ukraine, en territoire russe, donc. Depuis plusieurs années, déjà, les relations entre Moscou et Kiev sont dans un état de détérioration avancée, pour des causes qui ne relèvent pas toutes de l’obsession poutinienne de reconstituer un empire disparu. Nul ne devrait ignorer les responsabilités de l’Otan, structure militaire née au moment de la guerre froide et toujours en place alors que l’ennemi d’alors, le pacte de Varsovie, a disparu. Le bras armé de l’Alliance atlantique s’étend autour de la Russie comme une toile d’araignée. Ne manque que l’Ukraine, qui rêve de l’intégrer. Que dirait Washington si des bases russes étaient installées à Cuba ou au Mexique ?

De cette réalité, les commentateurs bien-pensants ne veulent jamais parler. Ils vont même jusqu’à nier l’engagement pris après la chute de l’URSS par les Occidentaux de ne pas étendre l’Otan à l’Est. 

(…)

Résultat : aujourd’hui, la Russie se considère comme cernée par les membres de l’Otan. Pour elle, l’éventuelle extension à l’Ukraine est une ligne rouge. Cette perspective a naguère été envisagée par les pays occidentaux avant que ces derniers ne fassent marche arrière, sans pour autant fermer la porte. Le mieux serait pourtant de travailler à des solutions pacifiques et constructives.

Toute l’équipe de « Au quotidien », revue de presse quotidienne, vous donne rendez-vous le 3 janvier 2022 pour une nouvelle année au rythme de la presse. D’ici là, saint et joyeux Noël.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéÉducation

Les Français plébiscitent le chèque scolaire

À l’approche des élections présidentielles, la Fondation pour l’école a rendu public un sondage Ifop sur les attentes des Français en matière d’organisation scolaire, de liberté de choix et d’accompagnement des familles. Son directeur, Michel Valadier, souligne l’importance de porter ces questions dans le débat public.

+

chèque scolaire fondation pour l'école
Société

Commentaires sur Internet : une avancée démocratique ?

Dans un ouvrage récent, l'essayiste Mara Goyet offre le décryptage d'une tendance contemporaine : commenter les produits, services et toutes sortes d'expériences de la vie quotidienne. S'agit-il d'une nouvelle forme de communication, du désir d'aider les autres, d'une volonté de puissance ou d'une thérapie ?

+

commentaire
SociétéBioéthique

Transgenrisme (3/4) : Soigner à la française les mineurs tourmentés

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | Christian Flavigny, pédopsychiatre français, a vu venir de loin ce mouvement d’embrasement de la théorie du Genre et s’attache, depuis 2012, à en contrer les ravages chez les mineurs. La manifestation de ce qu’on appelle « dysphorie de Genre », chez l’enfant, est un tourment auquel la psychologie, telle qu’elle est pratiquée en France, peut et doit apporter son aide.

+

transgenrisme genre mineur