Au quotidien n°334 : l’euthanasie menace la vie en Italie aussi

Publié le 04 Fév 2022
Au quotidien n°334 : l’euthanasie menace la vie en Italie aussi L'Homme Nouveau

L’association des médecins catholiques italiens vient de publier un manifeste pour dénoncer les avancées en matière d’euthanasie, comme le rapporte le quotidien Présent (2 février 2022).

Alors que le parlement italien examine un projet de loi qui, s’il était adopté, légaliserait l’euthanasie, l’Association des Médecins catholiques italiens (AMCI) a publié le 18 janvier un manifeste intitulé : « Le médecin est pour la vie. Non à l’inhumain raisonnable par pitié. » Dans ce manifeste, les médecins s’inquiètent de la distinction qui commence à être faite « entre ?vie” et ?non vie”, entre ?digne” et ?indigne”, entre ?mourir dans la dignité” et ?mourir sans dignité”, étiquetant ainsi de nombreuses conditions de vie fragile par des jugements subjectifs et arbitraires ».

« Nous reconnaissons que la demande de suicide assisté ou d’euthanasie découle souvent d’un refus de continuer à vivre dans des conditions de précarité et de grande souffrance, mais nous devons faire très attention à ne pas accepter facilement l’inhumain par pitié, l’inhumain raisonnable par compassion », appellent les membres de l’AMCI dans ce manifeste signé par le président de l’association, le professeur Filippo Boscia.

(…)

« Dans le processus de mort, l’action du médecin doit être une action d’accompagnement, d’empathie, de proximité humaine et d’engagement professionnel, en renonçant évidemment toujours aux thérapies disproportionnées ou extraordinaires, inutiles, futiles et lourdes », mais le suicide assisté et l’euthanasie ne peuvent pas et ne doivent pas faire partie de la pratique du médecin, car il y a « incompatibilité absolue entre l’action médicale et le meurtre ».

Et si cette loi « intrinsèquement injuste » devait être adoptée par le parlement, « le médecin aura toujours le devoir d’obéir à sa conscience professionnelle », conclut le manifeste. •

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéBioéthique

Transgenrisme (3/4) : Soigner à la française les mineurs tourmentés

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | Christian Flavigny, pédopsychiatre français, a vu venir de loin ce mouvement d’embrasement de la théorie du Genre et s’attache, depuis 2012, à en contrer les ravages chez les mineurs. La manifestation de ce qu’on appelle « dysphorie de Genre », chez l’enfant, est un tourment auquel la psychologie, telle qu’elle est pratiquée en France, peut et doit apporter son aide.

+

transgenrisme genre mineur
À la uneSociétéBioéthique

Transgenrisme (2/4) : Les autorités et le corps médical vont-ils enfin ouvrir les yeux ?

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | En France, le droit à l’auto-détermination de genre a fini par s'imposer, que ce soit dans le domaine médical ou juridique. Et la récente note de cadrage de la Haute Autorité de Santé ne laisse pas espérer une meilleure prise en charge des mineurs dits en « questionnement de genre », alors que de nouvelles études internationales prouvent scientifiquement le caractère inutile, voire nocif, des démarches « trans-affirmatives ».

+

transgenrisme médiale
SociétéBioéthique

Transgenrisme (1/4) : Une révolution en marche

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | L’idée de changer de sexe ne date pas d’hier, mais sa mise en application sociale, politique, voire anthropologique est une réalité désormais à la portée de tous. À l’école ou en compétition sportive, dans les lois et les cliniques, le mouvement a pris une ampleur inédite, au niveau mondial. Et quoiqu’on perçoive la montée d’une saine opposition, le combat reste prégnant.

+

transgenrisme
ChroniquesSociété

La « Nouvelle France » : concept ou création ?

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les récentes élections municipales ont laissé penser qu'émergerait une « Nouvelle France » portée par le parti de Jean-Luc Mélenchon. Que révèle cette notion et surtout quelle logique démontre-t-elle ? En utilisant des termes flous, ne cherche-t-on pas à rassembler autour d'un réel « fabriqué » ?

+

nouvelle france