De l’Avent à Noël (4/4) : À Wisques, nouvelle année liturgique et renaissance bénédictine

Publié le 15 Déc 2023
Wisques bénédictin avent
À Wisques (62), implantation bénédictine datant de 1889, les moines aussi recommencent une nouvelle année liturgique avec l’Avent. Avec le rythme de leur vie monastique, qui subit en ces lieux bien des aléas de l’histoire, ils attendent avec toute l’Église la venue du Messie.

  Dominant la plaine audomaroise, au milieu des champs et des forêts, le petit village de Wisques abrite une soixantaine d’habitants mais aussi une des semences du renouveau bénédictin. Les moines entament en ce premier dimanche de l’Avent une nouvelle année liturgique, dans l’attente de la joie de Noël. Une journée empreinte d’espérance à l’image de la vie tumultueuse mais encore ardente d’un monastère marqué par les revers de l’histoire.  Aux premières vêpres, la veille, un postulant de chœur a fait son entrée. La Règle de saint Benoît demande de vérifier une seule chose chez celui qui entre dans la communauté : s’il cherche vraiment Dieu, pour le servir et le louer.   

Zélé à l’office divin

Pour cela, il devra se montrer attentif à l’office divin, zélé pour l’obéissance en étant docile et écoutant la formation, la doctrine chrétienne. Il devra aussi se montrer souple et tenace dans les adversités de la vie commune, dans la vie fraternelle, qui comporte ses joies et ses épreuves, et dans le travail. Mais chercher Dieu en tant que bénédictin consiste d’abord dans la louange, une école de service du Seigneur, à travers la liturgie et la prière.  Les moines, en prière depuis cinq heures du matin, après l’office des matines et les messes privées, préparent paisiblement leur oratoire pour la messe conventuelle, sommet de la journée monastique. Alors que le soleil automnal s’efface au loin dès le petit matin, la neige s’invite lorsque s’achève l’office de prime, et se dépose silencieusement sur les chemins menant à l’abbaye Saint-Paul de Wisques. L’assemblée des fidèles est assez variée, plusieurs générations et horizons se rencontrent sur les bancs. Certains sont nés dans le village de Wisques, connaissant bien les pères, mais d’autres, en chemin de conversion, visitent pour la première fois une abbaye, et d’autres encore, habitués aux moniales de Notre-Dame, juchées plus haut sur la colline, découvrent une autre liturgie.  Ce matin-là, le nouveau père abbé, dom Thévenin, bénit et exorcise l’eau et le sel utilisés pour le rite de l’aspersion. La bénédiction est suivie d’une procession qui quitte l’oratoire pour…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Maitena Urbistondoy

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseÉglise de FranceFin de vie

150 ans de Pellevoisin (3/4) : La fin de vie n’est pas la vie finie

DOSSIER n° 1856 « Jubilé de Pellevoisin : 150 ans de dévotion discrète » | À côté de la vie d'Estelle Faguette et du récit des apparitions de Pellevoisin, il convient d'en souligner l'axe pastoral très actuel, tel qu'il semble se dessiner, un siècle plus tard, dans le climat si « particulier » de notre monde occidental, vis-à-vis de la maladie, du soin porté à l'autre et de la vie finissante.

+

IMG 1748 pellevoisin
À la uneÉditorialÉglise de France

Notre quinzaine : En route pour Pellevoisin !

L’Éditorial de Philippe Maxence | Je voudrais évoquer Pellevoisin, cette petite cité du Sacré Cœur, jeune cadette tout à la fois de Paray-le-Monial et de Lourdes, où la Vierge Marie est apparue quinze fois à Estelle Faguette (1843-1929). C’est aussi à Pellevoisin que repose l’écrivain Georges Bernanos, enfant de Dieu et soldat du Christ. D’Estelle Faguette à Bernanos, il nous faut réaffirmer la primauté de la contemplation.

+

P1140100 pellevoisin
ÉgliseÉglise de France

150 ans de Pellevoisin (1/4) : Notre-Dame, une « Mère toute Miséricordieuse »

DOSSIER n° 1856 « Jubilé de Pellevoisin : 150 ans de dévotion discrète » | Dans ses quinze apparitions à Pellevoisin au cours de l'année 1876, la Vierge Marie est venue offrir la miséricorde de Dieu à qui en fait la demande, en répondant à la prière d'Estelle Faguette de la guérir. Un message que l'Eglise a reconnu et auquel elle invite à répondre avec confiance, notamment par le port du scapulaire du Sacré Cœur.

+

Pellevoisin