Cardinal Burke : La place de Quas Primas dans la société actuelle

Publié le 05 Mar 2025
quas primas Burke

© Goat_Girl, CC BY 2.0

> Enquête Quas Primas
Nous continuons notre enquête sur Quas Primas. Le cardinal Burke, rappelant que cette année jubilaire est aussi l’année du centenaire de Quas Primas et celle du dix-septième centenaire du concile de Nicée, revient sur la royauté du Christ sur les intelligence, les volontés et les cœurs, telle qu’enseignée dans l’encyclique de Pie XI. Transformant les familles et les sociétés, cette doctrine de royauté est plus que jamais d’actualité face à un monde toujours plus révolté contre Dieu.

  Cette année 2025 qui s’ouvre est une année durant laquelle nous commémorerons un nombre important de centenaires. Tout d’abord, il s’agit d’une « année sainte », année jubilaire durant laquelle l’Église nous donne l’occasion de bénéficier de très nombreuses grâces et indulgences, applicables aux vivants et aux défunts. C’est aussi le dix-septième centenaire du premier concile de Nicée, qui « a défini et proposé à la croyance catholique le dogme de la consubstantialité de l’Enfant unique avec le Père, et a ajouté au Credo les mots “dont le règne n’aura pas de fin”, affirmant ainsi la dignité royale du Christ » (1). Parmi les notables anniversaires commémorés, nous pourrions citer les importantes canonisations effectuées par Pie XI en 1925 – nous y reviendrons –, mais aussi le centenaire de la demande faite par la Sainte Vierge à sœur Lucie, le 10 décembre 1925 à Pontevedra, de propager la dévotion des cinq premiers samedis du mois.  Le centenaire de la publication de l’encyclique Quas Primas par le pape Pie XI, le 11 décembre 1925, est d’une importance particulière parmi tous ces anniversaires car il se réfère à la clé de voûte de notre foi, la Royauté du Christ, notre Dieu et notre Sauveur. Sa pertinence et son actualité sont donc pérennes, parce que cette question est au principe de notre foi, a des conséquences doctrinales et sociales étendues et permanentes, comme nous allons le voir.  Le pape Pie XI, dans la lettre encyclique Quas Primas, a fait remarquer à ses frères évêques :

« Il suffit pourtant d’observer que, si toutes les fêtes de Notre-Seigneur ont le Christ comme objet matériel, suivant l’expression consacrée par les théologiens, cependant leur objet formel n’est d’aucune façon, soit en fait, soit dans les termes, la royauté du Christ. » (2)

Pourquoi le pape Pie XI a-t-il jugé important de prévoir une célébration liturgique particulière de la réalité de la royauté…

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Raymond Leo, Cardinal Burke

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