Le Père Michel Viot répond à Hans Küng
Le 29 octobre dernier le théologien contestataire Hans Küng publiait dans Le Monde une Tribune dans laquelle il s'en prenait au Pape. Ancien « évêque luthérien », devenu prêtre de l'Église catholique, le Père Michel Viot lui répondait dans le texte que l'on va lire ci-dessous. Envoyé au Monde, ce texte n'a jamais paru. Il n'est pas trop tard pour le donner à lire. Nous remercions le Père Viot de sa confiance.
Le dépit, comme la colère n'élèvent pas la pensée humaine. L'un comme l'autre l'abaissent et cela est d'autant plus navrant quand il s'agit d'un esprit cultivé. Hans Küng, puisque c'est de lui qu'il est question, a écrit dans « Le Monde » du 29 octobre un article plus que déconcertant. Je passe sur les gros titres parce qu'ils ne sont peut-être pas de l'auteur, mais ils résument bien sa pensée. Je relève cependant que le qualificatif de moyenâgeux donné au Pape ne renvoie pas aux belles cathédrales, témoins d'une foi chrétienne vivante et brillante. Hans Küng se réfère à cette époque comme les philosophes des lumières qu'il doit sans doute préférer à Saint-Thomas d'Aquin. Pour certains intellectuels antichrétiens du XVIIIème siècle « moyen âge » était synonyme d'obscurantisme, de dogmes figés, d'esclavage, de domination de la raison par la superstition et pour le Pape, de pouvoir tyrannique. Quand on connaît l'œuvre de celui qui fut le Cardinal Joseph Ratzinger et ce qu'est et fait Benoît XVI depuis son élévation à la chaire de Pierre (et ce lors d'un conclave de moins de 48 heures ! L'élu étant très connu pour ses options théologiques) force est de constater qu'Hans Küng met à côté de la plaque. D'ailleurs pour donner quelque crédibilité à son propos, il est contraint d'utiliser dès la première phrase et en fait dans tout ce qui constitue sa première partie des mensonges énormes. Comment...







