Donald Trump installe son Conseil de la Paix

Publié le 30 Jan 2026
conseil de la paix Donald Trump

Donald Trump à la signature de la charte du Conseil de la Paix.

Lors du 56ᵉ Forum économique mondial à Davos, Donald Trump a signé la charte du Conseil de la Paix, qu’il a fondé il y a quelques mois.

  Le 22 janvier, à Davos, lors du 56ᵉ Forum économique mondial, Donald Trump a signé en grande pompe la charte du « Board of Peace » (le Conseil de la Paix) dont il est le fondateur. Les statuts de cette organisation tiennent dans une dizaine de pages en anglais. Dans l’article 1, ils affirment :

« Le Conseil de la Paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits »

Qui pourrait s’élever contre d’aussi belles intentions proclamées ? Néanmoins, c’est à ses fruits que l’on juge un arbre, dit l’adage. Cependant, pour avoir bénéficié d’un coup de projecteur à Davos, le Conseil de la Paix n’en est pas pour autant un nouveau-né. Il a été annoncé le 29 septembre dernier et mandaté le 17 novembre. Sa mission se limitait alors à un projet d’administration internationale de la bande de Gaza afin de favoriser l’instauration d’un cessez-le-feu avec Israël. Or, au 21 janvier, et depuis l’entrée en vigueur de ce cessez-le-feu, en octobre dernier, on compte plus de 440 morts palestiniens, pour la plupart des civils, tués par l’armée israélienne. Cela représente une moyenne de quatre personnes tuées par jour. En d’autres termes, ce n’est pas un franc succès. Haaretz, journal israélien, commente : « Pour les habitants de Gaza, [ce n’est pas] un retour à la guerre mais la poursuite de celle-ci discrètement pendant que le monde regarde ailleurs. »

Importance de l’argent

Mais la composition du Conseil de la Paix lui-même devrait inquiéter jusqu’aux moins sourcilleux en matière de légalité. Le président en est d’office Donald Trump. Or c’est lui aussi qui désigne « les États invités à participer » à cette nouvelle institution. Mieux, les États qui jouissent du privilège de siéger au Conseil pour un mandat renouvelable de trois ans peuvent être révoqués. Petit détail, certes pas anodin pour l’homme d’affaires Trump : les États membres sont invités à verser « un milliard de dollars en espèces ». Ils deviennent alors inamovibles. Ce n’est pas tout : les prérogatives du président apparaissent exorbitantes. Ainsi a-t-il « le pouvoir exclusif de créer, de modifier…

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Alain Chevalérias

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