Un rapport de l’ONG Human Rights Watch dénonce, une nouvelle fois, les persécutions de l’Église catholique en Chine et met en cause la politique du Saint-Siège.
L’organisation Human Rights Watch (HRW) est parfois présentée comme une rivale d’Amnesty International. Fondée en 1988 et ayant son siège à New York, c’est une organisation non gouvernementale internationale, à but non lucratif, qui se consacre à la défense des droits de l’homme. HRW dispose d’un budget considérable (70 millions de dollars). Officiellement elle n’accepte aucun financement provenant directement ou indirectement de gouvernements et toutes ses recettes lui viennent de dons particuliers, de fondations et d’entreprises privées. Mais, dans les dernières décennies, ont été mis en cause un financement indirect provenant du gouvernement hollandais ou encore un don très généreux (100 millions de dollars) de George Soros, le milliardaire américain d’origine hongroise et homme d’influence mondialiste. HRW publie régulièrement des rapports thématiques et une fois par an un Rapport mondial. Le dernier rapport publié, en avril dernier, porte sur l’Église catholique en Chine : China: Pressure on Catholics Escalates (« Chine : la pression sur les catholiques s’intensifie »). Il a pour auteur un universitaire turc, Yalkun Uluyol, qui a notamment publié une étude sur la répression des Ouïghours en Chine. Le sous-titre de son rapport exprime clairement la conclusion à laquelle il est arrivé : « L’accord de 2018 entre le Vatican et Pékin sur la nomination des évêques facilite la répression ». Cet accord provisoire, dont le texte intégral n’a jamais été rendu public, a été renouvelé en 2020, en 2022, puis en 2024 pour une durée de quatre ans. Il ne devrait donc pas être modifié avant octobre 2028. Au terme des entretiens qu’il a eus avec différentes personnalités et des documents qu’il a consultés, Yalkun Uluyol estime que « bien que la persécution religieuse en Chine soit un phénomène ancien, le climat est devenu de plus en plus répressif depuis l’arrivée au pouvoir du président Xi en novembre 2012 ». Il note aussi qu’« au cours des dernières années, le gouvernement chinois a renforcé son contrôle idéologique, sa surveillance et les restrictions de déplacement imposées aux quelque 12 millions de catholiques que compte le pays ».
Des églises sous surveillance
Selon les règlements en vigueur, les églises sont sous surveillance par des caméras posées à l’entrée, la presse et l’édition catholiques sont impossibles (à peine tolérées pour des manuels de chants religieux), l’entrée des églises est interdite…







