Elle fait encore trembler le Planning Familial

Publié le 30 Mai 2012
Elle fait encore trembler le Planning Familial L'Homme Nouveau

Une vidéo tournée en caméra cachée dans les locaux du Planning Familial américain et publiée hier révèle que le gendercide ne s’est pas arrêté aux frontières de la Chine. Aux Etats-Unis aussi, les filles peuvent être tuées quand leur seul crime est… d’être une fille.

Lila Rose, à 24 ans, a déjà à son actif quelques sueurs froides du Planned Parenthood, Planning Familial de nos camarades d’outre-Atlantique. Cette jeune Américaine militante pro-vie catholique s’était introduite dans les centres dudit organisme avec micros et caméras cachés et avait diffusé les vidéos qui trahissaient les mensonges et graves entorses à la loi de ces champions de l’infanticide. L’organisme, fleuron de l’idéologie féministe, s’était vu retiré ses subventions dans plusieurs des Etats américains et fut attaqué en justice. L’affaire avait fait beaucoup de bruit et la belle jeune femme avait, avec de l’audace, de l’imagination et la foi chevillée au corps, fait trembler cette institution toute-puissante.

gendercide planning familial

Lila Rose annonçait avant-hier sur le site de Live Action, l’association pro-vie qu’elle a créée, la prochaine parution d’une vidéo qui devrait faire passer encore quelques mauvaises nuits au Planned Parenthood. Elle est en ligne sur le site de Live Action.

On y découvre que ce mouvement prétendument féministe est en réalité complice du meurtre de petites filles dont les parents ne veulent pas. Une jeune militante pro-vie s’y fait passer pour enceinte, expliquant qu’elle voudrait avorter s’il s’agit d’une fille et reçoit, de la part de la conseillère du Planned Parenthood non seulement indications et conseils mais aussi encouragements qui lui permettront de mener à bien son projet. La perversité intrinsèque du féminisme et de l’idéologie du Genre dont elle est inséparable est manifeste une fois encore. On tue des filles juste parce qu’elles sont des filles en prétendant œuvrer pour l’égalité des hommes et des femmes. Aussi, le terme de gendercide employé par Lila Rose signifie-t-il tout à la fois meutre en raison du sexe de la personne (traduit par gender en anglais) et meurtre au nom de l’idéologie du Genre.

L’égalité n’est en réalité qu’un concept bien commode pour légitimer le meilleur comme le pire. Le précepte kantien dont se nourrit la pensée actuelle veut que ma liberté s’arrête où commence celle des autres. Et la vie en société, qu’on le veuille ou non, impose certaines limites ou bon vouloir de l’individu. La liberté, donc, ne justifie pas tout. Mais, de mémoire d’homme, on n’a jamais entendu dire que mon égalité s’arrête où commence celle des autres. L’égalité est malléable, relative, infinie, et constitue, en définitive un précieux laissez-passer. On peut tout faire au nom de l’égalité. Même les pires injustices.

Adelaide Pouchol

Adelaide Pouchol

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéBioéthiqueÉducation

La santé, cache-sexe de l’idéologie progressiste

La mainmise de l’État sur tous les domaines de la vie est particulièrement flagrante dans ce qu’il est convenu d’appeler la « santé sexuelle ». Sous le prétexte sanitaire se dissimule une nouvelle « morale » qui risque de condamner à terme toute résistance à une idéologie encourageant les comportements les plus déviants et toute référence à l’Évangile.

+

santé sexuelle gouvernement
Société

Mettre le feu

L’Essentiel de Joël Hautebert | Deux événements de ces derniers jours font ressortir le contraste brutal entre la jeunesse chrétienne et celle des lycéens en colère. Mais quoi d’étonnant pour celui qui sait ce qui enflamme les uns et les autres ? Une feuille de route a été donnée par Léon XIV à ceux qui recherchent la vie éternelle, laquelle ne leur sera offerte qu’au bout d’un engagement spirituel enraciné dans le charnel.

+

feu jeune jeunesse pape manifestations
SociétéLectures

Comment je suis devenu petit !

Carte blanche à Yves Chiron | Anthony Aubé a 42 ans et mesure 1,15 m. Il est atteint d’une pathologie désormais bien identifiée : la DSEC (dysplasie spondylo-épiphysaire congénitale), une des formes de ce que l’on appelait jadis le « nanisme ». Dans Comment je suis devenu petit !, il s’exprime sur ses difficultés de santé, ses défis scolaires et professionnels mais aussi sur le droit à la vie.

+

Anthony Aubé nain petit livre
Société

Avis d’épidémie en année électorale

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les débats en vue de l'élection présidentielle abondent. Un peu de logique... et d'humour peuvent aider à appréhender sereinement ces élections et y voir clair dans les divers discours.

+

élection présidentielle électoral épidémie
SociétéÉducation

Éducation nationale : de l’impasse à l’hypocrisie

Entretien | Benoît Champagne exerce comme professeur de lettres à Trappes, en réseau d’éducation prioritaire (REP+). Les lycées locaux ont été le cadre de troubles et de violences, à l’heure des blocages. Mais c’est une interrogation sur toute l’Éducation nationale qu’il convient de poser.

+

blocage lycée éducation nationale
SociétéArt et Patrimoine

Le sens de la pente

Carte blanche à Marie Piloquet | Le Beau n’advient pas seul. Il lui faut, pour le faire éclore, une tension certaine, le choix de la persévérance, le goût de l’ascèse et la transmission. Le chemin n’est pas lisse et la pente a un sens.

+

musique classique pente Ephata